La face cachée du bien-être (Françoise Dufay)

Françoise Dufay, La face cachée du bien-être. Bénéfique ? Dangereux ?, Paris, Parole et Silence, 2017

Suite à l’ouvrage où elle conte sa conversion des milieux ésotériques (Pour en finir avec ce Dieu-là, les enfants de la Lumière, 2004) après avoir entendu le témoignage de Jacques Verlinde, l’auteur a rejoint sa communauté, la Famille de Saint Joseph. Dans ce petit livre au titre trompeur (du bien-être comme tel, il n’est jamais question), elle met en garde contre un certain nombre de pratiques qui, pour elle, relèvent de l’ésotérisme. On retrouve pêle-mêle, entre autres, des chapitres (qui sont autant de mises en garde) sur l’astrologie, la radiesthésie, le spiritisme le subliminal (surtout la musique), le satanisme, la drogue, l’hypnose, le yoga, l’acupuncture, la kinésiologie, l’homéopathie.

La seule lecture de cette liste alerte, voire inquiète. Très mal écrit et bourré de fautes de frappe, l’ouvrage est de plus très peu argumenté (les exemples et les citations d’autorités sont les seuls moyens démonstratifs). Assurément, certaines pratiques sont périlleuses, voire ouvertement condamnables et condamnées par le magistère ecclésial comme le spiritisme. Mais égaliser toutes celles qui sont proposées, c’est se priver de précieux outils qui sont validés scientifiquement. Tel est le cas de l’hypnose, dont il est dit qu’elle est périlleuse à cause du lien avec le thérapeute, qu’elle peut faire « croire à la réincarnation », que « le praticien peut vous faire passer ce qu’il veut », etc., autant d’affirmations qui ont été réfutées depuis longtemps (je me permets de renvoyer à Pascal Ide, Ressources pour guérir, 2012, chap. 1).

On sort du livre, soit atterré (le démon y est omniprésent, sans qu’aucun critère de discernement ne soit offert), soit ulcéré par son manque de rigueur et de nuances.

11.6.2026
 

Les commentaires sont fermés.