L’enracinement de la liberté en Dieu. Une interprétation de la Légende du Grand Inquisiteur 1/2

« La créature sans Créateur s’évanouit […]. L’oubli de Dieu rend opaque la créature elle-même [1] ».

1) Introduction

Commentant la légende du Grand Inquisiteur, Nicolas Berdiaev note :

 

« Dans les trois épreuves repoussées par le Christ est prédite toute la future histoire de l’humanité ; ce sont les trois formes dans lesquelles se réconcilient toutes les contradictions historiques insolubles de la nature humaine sur la terre. C’est au nom de la liberté de l’esprit humain que le Christ a écarté les tentations, ne voulant pas que l’esprit humain fut gagné par le pain, le miracle et le royaume terrestre. Le Grand Inquisiteur, au contraire, accueille ces trois tentations au nom du bonheur et de l’apaisement des hommes. […]. La victoire des trois tentations marquerait définitivement l’apaisement de l’homme sur la terre. […] Le système du Grand Inquisiteur résout toutes les questions d’une organisation humaine terrestre [2] ».

 

La liberté n’est pas seulement une donnée, elle est un don, voire le plus grand don de Dieu. Par conséquent, nier l’existence du Donateur divin, c’est tôt ou tard nier la spécificité, l’originalité du don humain et effacer la liberté elle-même. On peut le montrer de multiples manières. Par l’histoire : le siècle dernier qui fut le plus destructeur de l’histoire humaine est aussi celui des idéologies athées militantes que furent le nazisme et le communisme. Par la philosophie.

La littérature l’a mis en scène, et parfois de manière prophétique. C’est-à-dire dans le genre de la fable utopique. Le plus profond et plus lucide observateur de cette logique proprement luciférienne est sans doute Dostoïevski. En effet, une de ses intuitions les plus radicales est que l’humanité qui se coupe de Dieu se détruit elle-même. Nier sa source, c’est se nier soi-même [3].

L’athéisme se présente, pour Dostoïevski, sous la figure du socialisme et il la symbolise par l’événement biblique de la Tour de Babel (Gn 11) : « Le socialisme, ce n’est pas seulement la question ouvrière, ou celle du quatrième état : c’est avant tout la question de l’athéisme, de son incarnation contemporaine ; c’est la question de la Tour de Babel, qui se construit sans Dieu, non pour atteindre les cieux depuis la terre, mais pour abaisser les cieux jusqu’à la terre [4] ». Notons tout de suite que Dostoïevski est beaucoup trop créatif pour être réactif : il ne condamne pas le socialisme pour faire le jeu de l’esprit bourgeois [5].

Nous considérerons brièvement ce thème de l’humanisme athée au sein de quelques romans (2), avant de nous concentrer sur la légende du Grand Inquisiteur (3) et d’en trouver son enracinement dans la vie même de son auteur (4) et de conclure (5).

2) Le drame de l’athéisme dans les autres œuvres de Dostoïevski

Cette thématique est au cœur de trois de ses romans, écrites à des périodes différentes.

a) Les Possédés

Les socialistes russes révolutionnaires sont athées. Ils veulent anéantir Dieu et donc tout ce qui, en l’homme, rappelle Dieu. Or, c’est par son origine transcendante et sa finalité surnaturelle que l’homme s’enracine en Dieu. Il faut donc nier les dons inaugural et destinal. Toutefois, en rester là, c’est en demeurer à la critique apologétique des manuels de théologie fondamentale. Le romancier russe va plus loin. Sa réflexion ou plutôt sa vision porte sur la conséquence imprévue par les socialistes, voire destructrice de leur dessein : que devient le don intermédiaire, le don de la liberté, lorsque se trouve sapées sa fondation et sa destination ? Autrement dit : un homme affranchi de Dieu devient-il libre ? Verkhonvenski réunit divers conjurés. Chigalev, le seul théoricien de la conjuration, a réfléchi et e résume sa réflexion en une phrase : « Parti de la liberté illimitée, j’ai abouti au despotisme illimité ». En effet, l’inventeur de système social, s’il est réaliste et non pas utopiste, sait bien que, si l’on veut rendre heureux l’homme, il faut lui imposer ce bonheur. Il faut diviser l’humanité en deux parts, un dixième exerçant sur les neuf dixièmes restant une autorité absolue. Certes, on pourrait les exterminer, afin de vivre entre personnes instruites capables d’être heureuses ; mais c’est difficile à mettre en pratique ! Et Chigalev de conclure : « rien ne peut remplacer le système exposé dans mon livre et il n’y a pas d’autre issue ; on ne trouvera rien d’autre [6] ».

b) L’Adolescent

Dans ce roman, Dostoïevski, une nouvelle fois, met en scène le rêve humain d’une société d’où Dieu serait éliminé. Dieu est chassé, au nom, me semble-t-il, de la liberté, si l’on en croit la révolte de Dolgorouki, le héros adolescent [7], donc par refus du don originaire : « la grande source d’énergie qui jusqu’ici les [les hommes] a alimentés et réchauffés s’est retirée ». L’après-Dieu est le temps de la solitude de l’homme : « l’accalmie est venue et les hommes sont demeurés seuls, comme ils le voulaient ». Or, cette solitude est celle du « grand abandon d’orphelins ». Mais l’abandon appelle la présence. La seule sur laquelle l’homme puisse désormais compter est celle des autres hommes. Et à quoi assiste-t-on ? À un rapprochement des hommes sous le ciel vide ? L’homme enfin débarrassé de Dieu se serre-t-il contre son frère, cherche-t-il à le servir et à le consoler ? Versilov, fils de Dolgorouki, se prend à rêver de cette fraternité universelle. Mais aussitôt, il ajoute qu’il s’agit d’une fantaisie « des plus invraisemblables [8] ».

c) Crime et Châtiment

Ce dernier roman confirme que l’homme devenu orphelin de Dieu se retrouve terriblement seul. Songeons au rêve visionnaire de Raskolnikov à l’hôpital du bagne [9].

3) Le drame de l’athéisme dans la Légende du Grand Inquisiteur

Venons-en maintenant au texte clé qui manifeste au mieux le drame de l’humanisme athée. Ce schéma reste encore très politique et manque de réflexion sur le contenu et surtout sur les fondements ultimes, anthropologiques. C’est les Frères Karamazov qui va pousser la réflexion à l’extrême dans cet immense texte que l’on appelle souvent « Légende du Grand Inquisiteur » et que le roman intitule « Le Grand Inquisiteur ».

Nous ne dirons rien du reste de cet immense roman. Rappelons seulement que les trois frères Karamazov sont aussi comme trois facettes anthropologiques : Dimitri, les passions ; Ivan, la raison opératoire, c’est-à-dire les froids calculs ; Aliocha la foi qui sauve. Les deux premiers seront châtiés par l’État et par Dieu.

Rappelons le contexte. Après sa fameuse tirade sur l’impossibilité de l’existence de Dieu dans un monde où les innocents sont déchirés, Ivan Karamazov continue à prendre la parole. Il s’adresse à son frère le doux Aliocha et lui dit un poème de son invention qu’il appelle « Le Grand Inquisiteur » [10]. Dostoïevski voulait faire de ce texte le prologue du livre sur le Christ qu’il n’a jamais écrit. En tout cas, ce formidable texte théologique continue à éclairer toute son œuvre [11].

a) Questions sur le texte

Voici une possible grille de questions pour qui souhaiterait étudier théologiquement ce texte.

  1. Qui est le Grand Inquisiteur ?
  2. Résumer en une phrase son intention.
  3. Le Grand Inquisiteur veut-il le bonheur de l’homme ? Et le Christ.
  4. Quels sont les trois moyens que le Grand Inquisiteur met en œuvre ? Nommez-les par un mot, avant d’entrer dans le détail.
  5. Quelle est l’intention profonde du texte ?
  6. Que nous dit-il de la liberté ?

b) Exposé du texte

Nous sommes au xvie siècle, à Séville. Le Christ décide de revenir sur Terre pour se montrer aux plus démunis, qui sont pécheurs mais l’aiment naïvement. Il prend la même forme humaine que celle de sa vie publique. Le peuple se presse. De Jésus émane Amour et Lumière. Il guérit, voire il ressuscite. « A ce moment passe sur la place le cardinal Grand Inquisiteur [12] ». Cet homme de quatre-vingt dix ans voit tout, fait arrêter et enfermer le Christ. Puis il vient longuement lui parler dans son cachot, lui annonçant qu’il le brûlera le lendemain. Jésus écoute, sans dire un mot. Alors, « l’inquisiteur révèle enfin sa pensée, dévoile ce qu’il a tu durant toute sa carrière [13] ». Cette pensée est à la fois négative, c’est-à-dire critique, et positive, c’est-à-dire programmatique.

En négatif, il reproche au Christ non pas d’exister, ni de vouloir sauver l’humanité. Mais il lui reproche une chose, une seule. Laquelle ? D’avoir voulu rendre l’homme libre !

En positif, le Grand Inquisiteur a un programme : rendre l’homme heureux. Or, la liberté empêche le bonheur. Toute la dialectique se résume en cette phrase : « Il se vante d’avoir, lui et les siens, supprimé la liberté, dans le dessein de rendre les hommes heureux [14] ». Mais pourquoi la liberté s’oppose-t-elle au bonheur ? Et comment faire advenir le bonheur ? L’inquisiteur répond : en écoutant celui qui a conseillé Jésus. Aliocha demande : Qui ? « L’Esprit terrible et profond, l’Esprit de la destruction et du néant t’a parlé dans le désert », répond le Grand Inquisiteur par la bouche d’Ivan. Le chemin du bonheur est, pour Ivan, le contenu de la triple tentation luciférienne. « Car elles résument et prédisent en même temps toute l’histoire ultérieure de l’humanité ; ce sont les trois formes où se cristallisent toutes les contradictions insolubles de la nature humaine [15] ». Et de détailler, opposant d’un côté le bonheur proposé par « le puissant Esprit » et de l’autre la liberté que défend Jésus. Autrement dit, pour être heureux, il faut poursuivre les trois biens célébrés par les trois tentations, que l’on peut résumer sous forme de trois « P » : le Pain, la Paix et le Pouvoir, et ainsi renoncer à la liberté. Pourquoi ? Entrons dans le détail de ces deux propositions : le bonheur s’identifie à l’objet des trois tentations ; celui-ci, autant que d’être une perte de Dieu, est une perte de la liberté humaine.

Première tentation

L’Esprit propose le pain et Jésus répond non : « tu n’as pas voulu priver l’homme de la liberté, et tu as refusé, estimant qu’elle était incompatible avec l’obéissance achetée par des pains [16] ». D’abord, car les hommes sont affamés, ont besoin de pain. Or, « jamais ils ne sauront le répartir entre eux [17] ». Voilà pourquoi il faut instituer un pouvoir fort pour garantir la distribution du pain. De plus, le Christ demande de préférer le pain du ciel au pain de la terre. Or, cette option est élitiste, argument qui reviendra souvent dans la bouche d’Ivan : « des dizaines de milliers d’âmes te suivront à cause de ce pain, mais que deviendront les millions et les milliards qui n’auront pas le courage de préférer le pain du ciel à celui de la terre [18] ? » Ensuite et surtout, « il n’y a pour l’homme, demeuré libre, de souci plus constant, plus cuisant que de chercher un être devant qui s’incliner ». Pour le Grand Inquisiteur, c’est un fait universel : « il en sera ainsi jusqu’à la fin du monde, même lorsque les dieux auront disparu ; on se prosternera devant les idoles ». Or, « le pain te garantissait le succès ; l’homme s’incline devant qui le donne [19] ».

 

« Rappelle-toi la première question, le sens sinon la teneur : tu veux aller au monde les mains vides, en prêchant aux hommes une liberté que leur sottise et leur ignominie naturelles les empêchent de comprendre, une liberté qui leur fait peur, car il n’y a et il n’y a jamais rien eu de plus intolérable pour l’homme et la société ! Tu vois ces pierres dans ce désert aride ? Change-les en pains, et l’humanité accourra sur tes pas, tel qu’un troupeau docile et reconnaissant, tremblant pourtant que ta main se retire et qu’ils n’aient plus de pain.

« Mais tu n’as pas voulu priver l’homme de la liberté, et tu as refusé, estimant qu’elle était incompatible avec l’obéissance achetée par des pains. Tu as répliqué que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais sais-tu qu’au nom de ce pain terrestre, l’Esprit de la terre s’insurgera contre toi, luttera et te vaincra, que tous les suivront en s’écriant : ‘Qui est semblable à cette bête, elle nous a donné le feu du ciel ?’. Des siècles passeront et l’humanité proclamera par la bouche de ses savants et de ses sages qu’il n’y a pas de crimes et, par conséquent, pas de péché ; qu’il n’y a que des affamés. ‘Nourris-les, et alors exige d’eux qu’ils soient ‘vertueux’ ! […]’ […] Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu’ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : ‘Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous.’ Ils comprendront enfin que la liberté est inconciliable avec le pain de la terre à discrétion, parce que jamais ils ne sauront le répartir entre eux ! Tu leurs promettais le pain du ciel ; encore un coup, est-il comparable à celui de la terre aux yeux de la faible race humaine, éternellement ingrate et dépravée ? Des milliers et des dizaines de milliers d’âmes te suivront à cause de ce pain, mais que deviendront les millions et les milliards qui n’auront pas le courage de préférer le pain du ciel à celui de la terre ? Ne chérirais-tu que les grands et les forts, à qui les autres, la multitude innombrable, qui est faible mais qui t’aime, ne servirait que de matière exploitable ? Ils nous sont chers aussi, les êtres faibles. […] Tel est le sens de la première question qui t’a été posée dans le désert, et voilà ce que tu as repoussé au nom de la liberté, que tu mettais au-dessus de tout. Pourtant elle recelait le secret du monde. En consentant au miracle des pains, tu aurais calmé l’éternelle inquiétude de l’humanité – individus et collectivité – savoir : ‘devant qui s’incliner ?’ Car il n’y a pas pour l’homme, demeuré libre, de souci plus constant, plus cuisant que de chercher un être devant qui s’incliner […] un être à qui déléguer ce don de la liberté que le malheureux apporte en naissant. Mais pour disposer de la liberté des hommes, il faut leur donner la paix de la conscience. Le pain te garantissait le succès ; l’homme s’incline devant qui le donne, car c’est une chose incontestée [20] ».

Deuxième tentation

Ici, le choix se fait non entre le pain et la liberté, mais entre la paix et la liberté. Pour le Christ, seule compte la liberté. Et le Grand Inquisiteur en donne la raison ultime avec une lucidité absolue : « Tu voulais être librement aimé, volontairement suivi par des hommes charmés ». De plus, « l’homme devait, d’un cœur libre, discerner le bien et le mal [21] ». En regard, le Grand Inquisiteur veut libérer l’homme de « ce fardeau terrible ». Car il n’y a « rien de plus séduisant » que d’être libre, « mais aussi rien de plus douloureux ». La raison, là encore, est la faiblesse de l’homme : « les hommes, race faible et révoltée, ne sont pas des dieux [22] ! » ; « Je le jure, l’homme est plus faible et plus vil que tu ne pensais. […] Tu as trop exigé de lui, toi pourtant qui l’aimais plus que toi-même ! En l’estimant moins, tu lui aurais imposé un fardeau plus léger, plus en rapport avec ton amour. Il est faible et lâche [23] ». À quoi il faut encore ajouter l’argument quantitatif de l’élitisme : « tu peux être fier de ces enfants de liberté, du libre amour » que sont les martyres dont parle l’Apocalypse ; mais « ils n’étaient que quelques milliers, et presque des dieux […] N’es-tu vraiment venu que pour les élus [24] ? » Or, décharger l’homme du poids de la liberté, c’est lui donner une autorité à laquelle le soumettre. Et le miracle manifeste la puissance de l’autorité. Voilà pourquoi Jésus a repoussé la tentation de l’autorité et du miracle que lui proposait l’Esprit terrible.

Dernière tentation

Ici le choix s’opère entre la liberté et le pouvoir. Pour être heureux, explique le Grand Inquisiteur démoniaque, il faut choisir le pouvoir ; mais là encore, la grande perdante est la liberté. En effet, « le besoin de l’union universelle est le troisième et dernier tourment de la race humaine ». L’homme a besoin de vivre dans une « fourmilière [25] ». Or, comme le montrent les conquérants de tous les temps, à commencer par César, cette union n’est possible que sous la houlette d’un César. Voilà pourquoi, pour être heureux, l’homme doit remettre/soumettre sa liberté entre les mains d’un maître. Là encore, seule une minorité peut se passer de ce pouvoir, mais les autres, la majorité, en ont intensément besoin : « c’est un bonheur médiocre de parvenir à la liberté parfaite, quand des millions de créatures demeurent toujours disgraciées, trop faibles pour user de leur liberté [26] ».

Passons le fait, historiquement situé que, pour Dostoïevski, ce pouvoir s’identifie à « Rome, et encore pas tout entière », aux « pires éléments du catholicisme, les inquisiteurs, les Jésuites [27] ! » C’est l’Église catholique dont le Grand Inquisiteur est la figure emblématique, qui a trahi Jésus. C’est elle qui profite du pouvoir que lui-même lui a donné pour en détourner le sens, ou plutôt, selon l’interprétation de l’inquisiteur, corriger son œuvre.

 

L’apologue d’Ivan s’achève par un épilogue. Le cardinal inquisiteur finit en annonçant au Christ non pas qu’il le fera brûler qu’il le brûlera le lendemain. Le Captif regarde le Grand Inquisiteur sans rien dire, doucement ; et celui-ci ne supporte pas ce regard. Et, soudain, le Prisonnier se lève et baise les « lèvres exsangues » du nonagénaire. Celui-ci, profondément remué, ouvre la porte et lui dit de ne plus revenir. Le Christ s’en va [28].

Pascal Ide

[1] Concile Œcuménique Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965, n. 36, § 3.

[2] Nicolas Berdiaev, L’esprit de Dostoïevski, trad. Alexis Nerville, Paris, Stock, 1946, 1974, p. 245.

[3] Cf. la relecture qu’en donne Henri de Lubac, Le drame de l’humanisme athée, Paris, Spes, 31945, p. 335-349. Cf. l’introduction de Pierre Pascal dans l’édition de la Pléiade.

[4] Fedor Dostoïevski, Les frères Karamazov, trad. Victor Derély, Paris, Plon, 1886, 2 vol., tome 1, p. 32.

[5] « Moins que quiconsque, il se ferait le défenseur du vieux monde bourgeois ; en esprit, il est révolutionnaire ; mais il veut une révolution avec Dieu et avec le Christ ». (Nicolas Berdiaev, Les sources et le sens du communisme russe, trad. Alexis Nerville, Paris, Gallimard, 1938, p. 116)

[6] Fedor Dostoïevski, Les possédés, suivis de la confession de Stavroguine, trad. Jean Chuzeville, coll. « Collection des textes intégraux de la littérature russe », Paris, Bossard, 51925, 3 vol., tome 2, p. 91-93.

[7] Fedor Dostoïevski, L’adolescent, p. 55.

[8] Ibid., p. 438-439.

[9] Fedor Dostoïevski, Crime et châtiment, tome 2, p. 556-557.

[10] Fedor Dostoïevski, « Le Grand Inquisiteur », Les frères Karamazov, partie 2, chap. II, 5, trad. Henri Mongault, suivi de Les carnets des frères Karamazov, Niétochka Niézanov, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » n° 91, Paris, Gallimard, 1952, p. 267-287.

[11] Cf. Paul Evdokimov, Le Christ dans la pensée russe, Paris, Le Cerf, 1970, p. 97 ; Id., Dostoïevski et le problème du mal, coll. « Théophanie », Paris, DDB, 1978, p. 25 et 289.

[12] « Le Grand Inquisiteur », p. 270.

[13] Ibid., p. 271.

[14] Ibid., p. 272.

[15] Ibid., p. 273.

[16] Ibid., p. 273.

[17] Ibid., p. 274.

[18] Ibid., p. 274.

[19] Ibid., p. 275.

[20] Ibid., p. 273-275.

[21] Ibid., p. 276.

[22] Ibid., p. 276.

[23] Ibid., p. 277.

[24] Ibid., p. 278.

[25] Ibid., p. 279.

[26] Ibid., p. 283.

[27] Ibid., p. 282.

[28] Ibid., p. 284.

12.3.2026
 

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