La réflexivité selon saint Thomas 1/2

L’on croit parfois que la réflexion sur la réflexion (la philosophie de la réflexivité) est un apport de la modernité. En réalité, loin d’être ignorée des Anciens et des Médiévaux, elle fait l’objet de très fines déterminations. Tel est le cas de l’exposé, sans doute le plus complet, que saint Thomas lui consacre dans un de ses textes de jeunesse, la question disputée sur la vérité. Le grand thomiste allemand Johann-Baptist Lotz accordait une importance décisive à ce texte [1]. L’Aquinate s’y demande : « L’esprit se connaît-il lui-même par son essence ou par une espèce [species] [2] ? ». Sa réponse détaillée est l’occasion d’une très fine analyse de l’acte par lequel l’esprit prend conscience de lui-même – analyse qui ne ferait pas honte à une approche phénoménologique. Selon sa forma mentis très analytique sans jamais devenir inutilement technique ou subtile, le jeune maître dominicain multiplie les distinctions pour accéder à une conclusion toute en nuance. Comme nous le verrons, il ne se contente pas d’opposer la reditio completa caractéristique de l’intelligence à la reditio incompleta des sens [3], mais il offre d’autres précieux discernements.

Comme à notre habitude, nous introduirons une divisio textus dans le texte du corpus (la réponse ou détermination). Puis, nous proposerons la longue synthèse qu’offre le médiéviste suisse François-Xavier Putallaz au terme de la thèse qu’il a consacrée à la doctrine thomasienne de la réflexion.

A) Topique

1) Il semble que ce soit par une espèce

1° Comme dit le Philosophe au troisième livre sur l’Âme, « notre intelligence ne pense rien sans phantasme ». Or aucun phantasme de l’essence même de l’âme ne peut être reçu. Il est donc nécessaire que notre esprit se pense lui-même par quelque autre espèce abstraite des phantasmes.

2° Les choses que l’on voit par leur essence sont connues en toute certitude et sans erreur. Or beaucoup se sont trompés au sujet de l’esprit humain, puisque certains disaient qu’il était air, d’autres qu’il était feu, et qu’ils affirmaient à son sujet beaucoup d’autres inepties. L’esprit ne se voit donc pas lui-même par son essence.

3° [Le répondant] disait que l’esprit voit par son essence qu’il existe ; cependant il peut se tromper en recherchant ce qu’il est. En sens contraire : savoir une chose par son essence, c’est savoir d’elle ce qu’elle est, puisque l’essence de la réalité est identique à sa quiddité. Si donc l’âme se voyait elle-même par son essence, n’importe qui saurait sans erreur, au sujet de son âme, ce qu’elle est ; et l’on voit manifestement que c’est faux.

4° Notre âme est une forme unie à la matière. Or toute forme de cette sorte est connue par abstraction de l’espèce depuis la matière et les circonstances matérielles. L’âme est donc connue par une espèce abstraite.

5° Penser n’est pas seulement l’acte de l’âme, mais celui du composé, comme il est dit au premier livre sur l’Âme. Or tout acte de ce genre est commun à l’âme et au corps. Il est donc nécessaire que, lorsqu’on pense, il y ait toujours quelque chose du côté du corps. Or cela n’aurait pas lieu si l’esprit se voyait lui-même par son essence, sans aucune espèce abstraite des sens corporels. L’esprit ne se voit donc pas lui-même par son essence.

6° Le Philosophe dit au troisième livre sur l’Âme que l’intelligence se pense comme elle pense les autres choses. Or elle ne pense pas les autres choses par leur essence mais par des espèces. Donc l’esprit non plus ne se pense pas lui-même par son essence.

7° On connaît les puissances par leurs actes, et les actes par leurs objets. Or l’essence de l’âme ne peut être connue que si ses puissances sont connues, puisque la puissance d’une réalité fait connaître la réalité elle-même. Il est donc nécessaire qu’elle connaisse son essence par ses actes et par les espèces de ses objets.

8° L’intelligible est à l’intelligence ce que le sensible est au sens. Or une certaine distance est requise entre le sens et le sensible, et de là vient que l’œil ne puisse se voir lui-même. Une certaine distance est donc requise aussi dans la connaissance intellectuelle, si bien que l’intelligence ne peut jamais se penser par son essence.

9° Selon le Philosophe au premier livre des Seconds Analytiques, la démonstration circulaire est impossible, car il s’ensuivrait que quelque chose serait manifesté par soi-même, et ainsi il s’ensuivrait que quelque chose serait antérieur à soi et plus connu que soi, ce qui est impossible. Or, si l’esprit se voit lui-même par son essence, ce qui est connu sera identique à ce par quoi l’on connaît. Le même inconvénient s’ensuit donc, c’est-à-dire que quelque chose serait antérieur à soi et plus connu que soi.

10° Denys dit au septième chapitre des Noms divins que l’âme connaît la vérité des existants par un certain cercle. Or le mouvement circulaire va du même au même. Il semble donc que l’âme, sortant d’elle-même lorsqu’elle pense, revienne par les réalités extérieures à la connaissance de soi-même ; et ainsi, elle ne se pensera point par son essence.

11° Tant que demeure la cause, son effet demeure. Si donc l’esprit se voyait par son essence à cause de ce que cette essence lui est présente, il la verrait toujours, puisqu’elle lui est toujours présente. Puis donc qu’il est impossible de penser plusieurs choses en même temps, il ne penserait jamais rien d’autre.

12° Les choses postérieures sont plus composées que les antérieures. Or penser est postérieur à être. On rencontre donc dans l’intelligence de l’âme une plus grande composition que dans son être. Or, dans l’âme, ce qui est n’est pas identique à ce par quoi il est. Ce qui est pensé n’est donc pas non plus en elle identique à ce par quoi il est pensé ; et ainsi, l’esprit ne se voit pas lui-même par son essence.

13° Le même ne peut pas être la forme d’une chose et formellement déterminé par cette chose. Or l’intelligence, puisqu’elle est une certaine puissance de l’âme, est comme une certaine forme de son essence. Il est donc impossible que l’essence de l’âme soit la forme de l’intelligence ; or ce par quoi une chose est intelligée est la forme de l’intelligence ; l’esprit ne se voit donc pas lui-même par son essence.

14° L’âme est une certaine substance qui subsiste par soi, mais les formes intelligibles ne sont pas subsistantes par soi, sinon la science qui consiste en de telles formes intelligibles ne serait pas du genre accident. L’essence de l’âme ne peut donc pas être comme la forme intelligible par laquelle l’esprit se verrait lui-même.

15° Puisqu’on distingue les actes et les mouvements par leurs termes, les intelligibles qui sont d’une même espèce sont pensés de la même façon du point de vue de l’espèce. Or l’âme de Pierre est de la même espèce que celle de Paul. L’âme de Pierre se pense donc elle-même comme elle pense l’âme de Paul. Or elle ne pense pas l’âme de Paul par son essence, puisqu’elle en est absente. Elle ne se pense donc pas non plus elle-même par son essence.

16° La forme est plus simple que ce qui est formellement déterminé par elle. Or l’esprit n’est pas plus simple que lui-même. Il n’est donc pas formellement déterminé par lui-même ; puis donc qu’il est formellement déterminé par ce par quoi il connaît, il ne se connaîtra pas par lui-même.

2) En sens contraire

1° Saint Augustin dit au neuvième livre sur la Trinité : « L’esprit se connaît lui-même par lui-même, étant incorporel. Car s’il ne se connaît, il ne s’aime pas ».

2° À propos de 2 Co 12, 2 : « Je connais un homme, etc. », la Glose dit : « Par cette vision que l’on appelle intellectuelle sont vues les réalités qui ne sont ni corps ni choses ayant la moindre trace de ressemblance avec des formes corporelles. Tels sont l’esprit lui-même et toute sainte affection de l’âme ». Or, comme il est dit dans la même glose, « la vision intellectuelle embrasse ces réalités qui n’ont pas d’images semblables à elles, d’images qui ne sont pas ce qu’elles sont elles-mêmes ». L’esprit ne se connaît donc pas lui-même par une chose qui ne lui serait pas identique.

3° Comme il est dit au troisième livre sur l’Âme, « dans les choses immatérielles, il y a identité entre le pensé et ce par quoi il est pensé ». Or l’esprit est une certaine réalité immatérielle. Il est donc pensé par son essence.

4° Tout ce qui est présent à l’intelligence comme intelligible est pensé par l’intelligence. Or l’essence même de l’âme est présente à l’intelligence à la façon d’un intelligible : en effet, elle lui est présente par sa vérité, et la vérité est la raison de l’acte de penser comme la bonté est la raison de l’acte d’aimer ; l’esprit se pense donc lui-même par son essence.

5° L’espèce par laquelle une chose est pensée est plus simple que la chose qui est pensée par son intermédiaire. Or l’âme n’a pas d’espèce plus simple qu’elle, et qui puisse être abstraite d’elle. L’âme ne se pense donc point par une espèce, mais par son essence.

6° Toute science a lieu par assimilation de celui qui sait à ce qui est su. Or rien d’autre n’est plus semblable à l’âme que son essence. Elle ne se pense donc par rien d’autre que par son essence.

7° Ce qui est cause de ce que d’autres soient connaissables, n’est pas connu par autre chose que par soi-même. Or l’âme est cause de ce que les autres réalités matérielles soient connaissables : en effet, elles sont intelligibles dans la mesure où nous les rendons intelligibles, comme dit le Commentateur au deuxième livre de la Métaphysique. L’âme se pense donc seulement par elle-même.

8° La science qui concerne l’âme est très certaine, suivant le Philosophe au premier livre sur l’Âme. Or le plus certain n’est pas connu au moyen du moins certain. On n’a donc pas la science de l’âme par un autre moyen qu’elle-même.

9° Toute espèce par laquelle notre âme pense, est abstraite des choses sensibles. Or il n’est aucun sensible duquel l’âme puisse abstraire sa propre quiddité. L’âme ne se connaît donc pas elle-même par une ressemblance.

10° De même que la lumière corporelle fait que toutes choses soient visibles en acte, de même l’âme fait par sa lumière que toutes les choses matérielles soient actuellement intelligibles, comme on le voit clairement au troisième livre sur l’Âme. Or la lumière corporelle est vue par elle-même, non par une ressemblance d’elle-même. Donc l’âme, elle aussi, est pensée par son essence, non par une ressemblance.

11° Comme dit le Philosophe au troisième livre sur l’Âme, « l’intellect agent n’est pas tantôt pensant et tantôt non », mais il pense toujours. Or il ne pense toujours que lui-même, et il ne pourrait même pas cela s’il se pensait par une espèce abstraite des sens, car alors il ne se penserait pas avant l’abstraction. Notre esprit se pense donc par son essence.

B) Réponse

Rappelons que le plan est rajouté par nous.

1) Sens de la question (première distinction)

Lorsqu’on se demande si l’on connaît une chose par son essence, cette question peut s’entendre de deux façons. D’abord, en sorte que l’expression « par son essence » se réfère à la réalité connue elle-même ; on comprend alors comme connu par son essence ce dont on connaît l’essence, et non ce dont on ne connaît pas l’essence, mais certains de ses accidents. Ensuite, en sorte que cette expression se réfère à ce par quoi une chose est connue ; on comprend alors qu’une chose est connue par son essence parce que l’essence même est ce par quoi l’on connaît. Et c’est de cette façon que l’on se demande présentement si l’âme se pense elle-même par son essence.

2) Réponse à la question

a) Principe

Et pour voir clairement cette question, il faut savoir que chacun peut avoir sur l’âme deux connaissances, comme dit saint Augustin au neuvième livre sur la Trinité [4] : l’une par laquelle l’âme de chacun se connaît seulement quant à ce qui lui est propre [proprium], l’autre par laquelle l’âme est connue quant à ce qui est commun [commune] à toutes les âmes. Cette connaissance que l’on a de toute âme en général est donc celle par laquelle on connaît la nature de l’âme, mais la connaissance que l’on a de l’âme quant à ce qui lui est propre est la connaissance de l’âme en tant qu’elle a l’être en tel individu. C’est pourquoi cette dernière connaissance fait connaître si l’âme existe, comme lorsqu’on perçoit que l’on a une âme ; et l’autre fait savoir ce qu’est l’âme et quels sont ses accidents par soi.

b) Application
1’) Connaissance de ce qui est propre à cette âme

Donc, en ce qui concerne la première connaissance, il faut distinguer, car connaître une chose se réalise en habitus ou en acte.

  1. Ainsi, quant à la connaissance actuelle par laquelle on considère en acte que l’on a une âme, je dis ceci : on intellige l’âme par ses actes. En effet, on perçoit que l’on a une âme, que l’on vit et que l’on est, parce qu’on perçoit que l’on sent, que l’on intellige et que l’on exerce d’autres œuvres de la vie comme celles-ci ; et c’est pourquoi le Philosophe dit au neuvième livre de l’Éthique : « Nous sentons que nous sentons, et intelligeons que nous intelligeons ; or, nous apercevoir que nous sentons ou intelligeons, c’est nous apercevoir que nous sommes [5] ». Or, nul ne perçoit que c’est soi qui intellige, si ce n’est parce qu’il intellige quelque chose : car intelliger quelque chose est antérieur à intelliger que l’on intellige ; voilà pourquoi l’âme parvient à percevoir actuellement qu’elle est, par ce qu’elle intellige ou sent.
  2. Mais quant à la connaissance habituelle, je dis ceci : l’âme se voit par son essence, c’est-à-dire que, du fait même que son essence lui est présente, elle est capable de passer à l’acte de connaissance d’elle-même ; de même, dès lors qu’on a l’habitus d’une science, par la présence même de l’habitus on est capable de percevoir les choses qui se trouvent sous cet habitus. Mais pour que l’âme perçoive qu’elle existe, et qu’elle soit attentive à ce qui se passe en elle, aucun habitus n’est requis, mais il suffit pour cela de la seule essence de l’âme, qui est présente à l’esprit : c’est d’elle, en effet, qu’émanent les actes en lesquels elle est actuellement perçue.
2’) Connaissance de ce qui est commun à toutes les âmes

a’) Principe de distinction

Mais si nous parlons de la connaissance de l’âme qui a lieu lorsque l’esprit humain est défini par une connaissance spéciale ou générale, alors il semble qu’il faille à nouveau distinguer. Pour la connaissance, en effet, il est nécessaire que deux choses concourent : l’appréhension, et le jugement sur la réalité appréhendée ; aussi la connaissance par laquelle on connaît la nature de l’âme peut-elle être considérée et quant à l’appréhension, et quant au jugement.

b’) Application

1’’) Connaissance par appréhension

a’’) Exposé

Si donc on la considère quant à l’appréhension, je dis ceci : nous connaissons la nature de l’âme par les espèces que nous abstrayons des sens. En effet, notre âme tient la dernière place dans le genre des substances intellectuelles, comme la matière prime dans le genre des substances sensibles, ainsi que le Commentateur le montre au troisième livre sur l’Âme [6]. En effet, de même que la matière prime est en puissance à toutes les formes sensibles, de même notre intellect possible est en puissance à toutes les formes intelligibles ; c’est pourquoi il est comme une pure puissance dans l’ordre des intelligibles, comme la matière dans l’ordre des sensibles. Voilà pourquoi, de même que la matière n’est sensible que par une forme qui lui survient, de même l’intellect possible n’est intelligible que par une espèce surajoutée. Donc, notre esprit ne peut se penser de telle façon qu’il s’appréhende lui-même immédiatement, mais parce qu’il appréhende les autres choses il arrive à se connaître, tout comme la nature de la matière première est connue par le fait même qu’elle est réceptrice de telles formes.

b’’) Confirmation

On en a l’évidence lorsqu’on regarde la façon dont les philosophes ont recherché la nature de l’âme. En effet, observant que l’âme humaine connaît les natures universelles des réalités, ils perçurent que l’espèce par laquelle nous pensons est immatérielle, sinon elle serait individuée, et ainsi, elle ne mènerait pas à la connaissance de l’universel. Et de ce que l’espèce intelligible est immatérielle, ils déduisirent que l’intelligence est une certaine réalité qui ne dépend pas de la matière, et de là, ils s’avancèrent dans la connaissance des autres propriétés de l’âme intellective. Et c’est ce que dit le Philosophe au troisième livre sur l’Âme : « l’intelligence est intelligible comme les autres intelligibles [7] » ; ce que le Commentateur expose en disant que « l’intelligence est pensée au moyen d’une intention qui est en elle comme les autres intelligibles [8] » ; et cette intention n’est rien d’autre que l’espèce intelligible. Mais cette intention est dans l’intelligence comme intelligible en acte, au lieu que dans les autres réalités elle est comme intelligible en puissance.

2’’) Connaissance par jugement

Mais si l’on considère la connaissance que nous avons de la nature de l’âme quant au jugement qui nous fait déclarer qu’il en est comme nous l’avions appréhendé par la déduction susmentionnée, alors nous avons connaissance de l’âme en tant que « nous avons une intuition de l’inviolable vérité, d’après laquelle nous définissons de façon parfaite, du mieux que nous pouvons, non ce qu’est l’âme de tel ou tel homme, mais ce qu’elle doit être d’après les raisons éternelles [9] », comme dit saint Augustin au neuvième livre sur la Trinité ; or nous avons l’intuition de cette inviolable vérité dans sa ressemblance, qui est empreinte sur notre esprit en tant que nous connaissons naturellement certaines choses comme évidentes par soi, et d’après lesquelles nous examinons toutes les autres, jugeant de tout selon elles.

3) Conclusion

Ainsi donc, il est clair que notre esprit se connaît lui-même d’une certaine façon par son essence, comme dit saint Augustin ; d’une autre façon par une intention ou par une espèce, comme disent le Philosophe [10] et le Commentateur [11] ; d’une autre encore par intuition de la vérité inviolable, comme dit aussi saint Augustin [12].

Il faut donc répondre en outre à l’une et l’autre série d’arguments, de la façon suivante.

Pascal Ide

[1] Cf. Johann-Baptist Lotz, Ontologia, Barcelona, Freiburg im Brisgau et Roma, Herder, 1963, n° 575, p. 313 

[2] Q. D. De veritate, q. 10, a. 8.

[3] De ver., q. 1, a. 9.

[4] Cf. S. Augustin, De Trinitate, L. IX, vi.

[5] Aristote, Éthique à Nicomaque, L. IX, 9, 1170 a 31.

[6] Averroès, Commentaire du De l’âme, L. III, 5 et 17.

[7] Aristote, De l’âme, L. 3, 4, 430 a 2.

[8] Averroès, Commentaire du De l’âme, L. III, 15.

[9] S. Augustin, De Trinitate, L. IX, iii.

[10] Cf. Aristote, De l’âme, L. 3, 4, 430 a 2.

[11] Cf. Averroès, Commentaire du De l’âme, L. III, 15.

[12] Cf. S. Augustin, De Trinitate, L. IX, vi.

29.9.2026
 

Les commentaires sont fermés.