Spider-Man: Brand New Day
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Pays:
Américain
Thème (s):
Guérison, Solitude
Date de sortie:
29 juillet 2026
Durée:
2 heures 25 minutes
Évaluation:
****
Directeur:
Destin Daniel Cretton
Acteurs:
Tom Holland, Zendaya, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo
Age minimum:
Adolescents et adultes

Spider-Man: Brand New Day, fantastique américain de Destin Daniel Cretton, 2026. Avec Tom Holland, Zendaya, Sadie Sink, Jon Bernthal et Mark Ruffalo.

Thèmes

Solitude, Guérison.

Après la remarquable trilogie de Sam Raimi (2002-2007) et les deux Amazing Spider-Man du reboot (2012-2014), ce quatrième épisode de l’introduction dans l’Univers cinématographique Marvel (depuis 2017) donne à voir de manière inédite la souffrance de la solitude chez un super-héros. Et son issue.

 

  1. Cette blessure inattendue atteste la connexion intime des différentes caractéristiques du super-héros. Nous avons eu maintes fois l’occasion de les lister : mission, superpouvoirs, double identité, célibat (c’est-à-dire consécration exclusive).

 

  1. Tout le scénario est centré – c’est là son thème – sur la solitude de Spider-Man.

Les signes extérieurs patents, à la fois psychiques (céphalées invalidantes, tristesse, manque d’énergie) et physiques (hypersensibilité, un corps de plus en plus abîmé pour une raison que nous verrons plus bas), attestent une dépression latente ou un risque de burn-out. Le péril est d’autant plus grand que l’homme-araignée est dans le déni : « Si l’on aime ce que l’on fait, ce n’est pas du travail ».

De ce fait, il écarte toute proposition d’aide. En l’occurrence, celle-ci provient, autre trouvaille du script, de la police même. Grâce à l’empathique inspectrice Jean DeWolff (elle-même assistée d’une intelligence artificielle, EV) la collaboration très professionnelle déborde heureusement en direction d’une compassion autrement chaleureuse. Elle nomme explicitement la fatigue de Spider-Man et limite sa toute-puissance en lui rappelant que c’est son métier à elle de gérer une attaque de banque. Mais le sauveteur Peter Parker n’est pas capable d’entendre celle qui se présente, de manière ajustée, comme une simple sauveuse.

 

  1. La cause immédiate de cette solitude, nous la connaissons. Pour préserver l’anonymat du super-héros, quatre ans auparavant, le Docteur Strange a lancé un sort à l’échelle du monde entier afin d’effacer le souvenir de son identité. Peter a donc perdu les deux relations qui comptaient le plus pour lui (depuis la mort de ses parents adoptifs) : son amitié avec Ned Leeds et l’amour partagé avec M. J.

Telle étant l’origine de son esseulement, encore faut-il expliquer son redoublement par la dénégation. Et c’est ici que s’invitent les différents traits du super-héros. En effet, la censure intérieure provient d’un dilemme caractéristique du super-héros : entre sa mission et son célibat. Or, le très droit Peter Parker alias Spider-Man l’a intériorisé en un conflit de loyautés.

De plus, cette cause prochaine se fonde sur une raison plus profonde : la double identité. Tout autant que l’amnésie causée par le Dr Strange, l’anonymat du super-héros se solde par une absence de connaissance et de reconnaissance. Jamais comme dans ce Marvel, un film de la saga n’a nommé aussi profondément la crise et la souffrance induites par cette dépersonnalisation. Elle se symbolise dans la relation au masque. Or, jamais aussi celui-ci ne nous a autant gênés, jamais nous n’avons été autant tentés de l’arracher à son porteur. Comme si nous vivions par empathie ce que Peter ressent au-dedans de lui. Voilà pourquoi le film ne cesse de jouer et de se jouer du dévoilement – et mériterait d’être revu avec cette seule clé de lecture. Nous voyons le visage soit totalement, soit partiellement (en l’occurrence, la partie inférieure), soit, le plus souvent, pas du tout. En fait, cette dernière option se dédouble, selon que le reste du corps est lui aussi dissimulé ou dévoilé (ce qui nous donne la rencontre hilarante de Peter avec la Veuve noire autour de la piscine, et nous fait soudain prendre conscience que notre identité se concentre principalement dans le visage).

D’autres jeux dialectiques rentrent en résonance avec celui du visage. Par exemple : l’identité ou plutôt l’autre identité de Spider-Man doit-elle être réservée aux seuls spectateurs, c’est-à-dire inconnue de tous, à quelques-uns (son amour et son ami) ou à tous (la supposition finale heureusement détournée) ? La connaissance de son nom doit-elle se limiter au seul surnom (Spider-Man), au seul prénom (que désormais Ned connaît) ou s’étendre à la totalité du patronyme (Peter Parker, dont le secret est réservé à la seule MJ) ?

Bref, de manière créative, le film multiplie les combinatoires, donc les possibles et les rebondissements. Même le « méchant » s’en mêle, ainsi que nous allons le redire.

 

  1. Passons enfin de l’amont à l’aval, c’est-à-dire à la conséquence majeure de cette crise d’identité : l’impact sur la dernière caractéristique des super-héros, les super-pouvoirs. Là encore, le long-métrage innove en montrant que le dysfonctionnement ne se limite pas à leur absence, mais se dédouble, par défaut et par excès. Quelle crainte surgit en nous quand nous voyons l’homme-araignée perdre sa capacité (naturelle ou artificielle, je n’ai pas bien compris) d’émettre des fils de soie ! Mais, nouvelle innovation passionnante du scénario, les super-pouvoirs peuvent aussi défaillir par excès. Cette hubris se traduit alors par la domination de l’identité arachnéenne sur l’identité humaine : une croissance démesurée et incontrôlée de ces pouvoirs jusqu’à la violence et la nuisance (en l’occurrence la possibilité de tuer un policier). Or, comme tous les super-héros et plus que beaucoup d’autres, Spider-Man apparaît comme un protecteur et non comme un punisseur ou un vengeur. C’est ainsi que nous le voyons souvent faire de son corps sur-résistant un bouclier, voire un rempart encaissant à la place de l’humain le choc qui le détruirait (telle est la raison de ses multiples blessures). C’est également pourquoi, au terme, il sauvera Gray, tant la mission peut aller jusqu’au sacrifice de soi [1]. Donc, en perdant le contrôle de ses super-pouvoirs, Peter perd aussi de manière inquiétante sa puissance protectrice.

La conséquence qui vient d’être décrite connecte désormais étroitement le double nom et les super-pouvoirs : leur perte et leur excès sont liés à la domination unilatérale d’une des deux faces de l’identité super-héroïque. Actualité des hérésies christologiques, pour parler comme Denis Moreau [2]. Bien des observateurs ont noté la convergence qui n’a rien d’une coïncidence entre super-héros et figure messianique. Or, l’identité du Christ a été falsifié notamment par deux hérésies extrêmes : celle qui nie l’identité divine (arianisme) ; celle qui nie l’identité humaine (apollinarisme). De même, Spider-Man en particulier et le super-héros en général sont-ils tentés soit par un arianisme surdéveloppant son humanité, soit par un apollinarisme surdéveloppant ses super-pouvoirs.

 

  1. Concluons. Le 38e film de l’univers cinématographique Marvel qui est aussi le 2e de la phase 6 donne à voir de manière réflexive et pédagogique la connexion réticulaire (sic!) entre les notes définitoires du super-héros. Et puisque Spider-Man souffre d’un déséquilibre, plus, d’une tension entre elles, dès lors se pose la question de leur réharmonisation et de leur juste dosage.

 

  1. Passons donc du diagnostic au traitement.

 

  1. Commençons par le plus extérieur, qui est d’ordre seulement adjuvant, à savoir le « super-vilain » qui s’avère être une « super-vilaine ». S’il n’est assurément pas la thérapeutique (le mal n’est pas le remède), il est en revanche le révélateur symbolique.

En effet, nouvelle réussite de ce Spider-Man décidément méritoire, cette méchante si originale partage avec le (super-) héros bien des traits dont le premier est la crise majeure d’identité. Apparemment, Jean Grey sait qui elle est et ce qu’elle veut (à savoir, la motivation bien banale de la vengeance). En réalité, son ipséité est doublement brouillée. a. Pour nous, puisque nous nous trompons constamment d’acteurs au gré des transferts d’identité télépathiques. Et nous comprenons alors que, pour la découvrir, il nous faudra passer de faux self en faux self pour remonter jusqu’à l’origine première. Ici aussi, anakgè sténai ! b. Mais, même en ayant cerné l’identité source qu’est la vulnérable jeune fille, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Le très empathique Peter Parker doit rentrer dans l’histoire personnelle de Grey pour comprendre que le mal remonte à sa sœur Sara, elle aussi douée de pouvoirs « psi ». Or, Jean s’est tellement solidarisée avec elle que sa mort subie devient l’occasion d’une mort voulue, c’est-à-dire assassine. Cette identification signale donc une fusion-confusion qui brouille l’identité de la jeune femme.

Or, ce trouble de la personnalité trouble le super-pouvoir de la bad-girl qui, comme chez Spider-Man, est un malfonctionnement par excès, transformant la télépathie en télékinésie et révélant une puissance à l’inquiétante démesure : Jean est capable deparalyser rien moins qu’une population sur un kilomètre à la ronde ; elle s’étend même auxéléments physiques (lorgnant du côté de la création spirituelle, ces pouvoirs paranormaux pèchent par angélisme).

Mais cet excès de super-pouvoir s’accompagne d’une perte éventuelle de la mission. En retour, quel bien la jeune femme pourrait faire si elle les mettait au service de la population (à la différence près que, outre son impossibilité ontologique, toute intrusion dans la conscience d’autrui et toute contrainte sur sa liberté, est une insupportable violence éthique). Ainsi, Jean Grey est la contre-figure confirmant le diagnostic porté sur Spider-Man – jusqu’à la symbolique de son super-pouvoir: la télépathie est contagion du mal comme les sauts d’araignée sont propagation du bien.

 

  1. Le traitement de l’héroïne confirme en plein cette connexion intime entre les traits des super-héros.

Ce n’est pas la première fois que la franchise Spider-Man montre la réversibilité de la malice, précisément du malicieux (tel est notamment le cas du dernier volume de la trilogie Spider-Man dirigée par Sam Raimi, 2007. Il met en scène la figure touchante de l’assassin de l’oncle Ben, Flint Marko alias l’Homme-sable, qui est sauvé par le pardon de Peter effaçant la faute comme la figure sablonneuse s’évanouit dans le soleil levant). En s’interdisant non seulement de détruire le super-méchant, mais en le « convertissant », cette saga se refuse au pessimisme des autres univers super-héroïques : que ce soit pour des raisons structurales (Lex Luthor est, par exemple, un psychopathe définitivement muré dans son orgueil luciférien, son mépris égoïste de ses subalternes et sa maladive jalousie de Superman) ou des raisons dramatiques (Batman vit dans la très sombre et très fictionnelle Gotham City, au décor modelable par son créateur gothique, alors que Spider-Man évolue dans la bien réelle Grosse Pomme).

Mais une nouvelle originalité s’invite avec la figure de May et, avec elle, la scène peut-être la plus émouvante du film : la compassion de la tante de Peter permet à Jean de sortir de son amertume homicide autant que suicidaire. Là aussi il faudra reprendre le détail la scène avec le DVD. Relevons seulement deux points.

Primo, May tient le juste milieu entre la démission du suivisme et le sauvetage du contrôlant (qui conduit MJ à réagir si fortement à Peter Parker : « Je ne t’ai pas demandé de m’aider »). Ni intrusive, ni invasive, elle respecte en profondeur le consentement de la jeune fille et la conduit ainsi à choisir la juste direction, celle que la conscience morale de Jane a toujours su.

Secundo, la scène de la rencontre entre May et Jean reproduit mot pour mot la scène de la rencontre entre la même tante et son neveu. Paradoxalement, c’est en étant la plus répétitive qu’elle est la plus inventive. Bravo au scénariste ! Efficacité criante du parallèle. Comment mieux dire que leurs histoires sont similaires ? Première conséquence, d’ordre diagnostique : dans chaque cas, il y a eu violence, par abus de pouvoir ou traumatisme initial. Deuxième conséquence, d’ordre thérapeutique : si Peter Parker a refusé de sombrer dans l’amertume vengeresse pour, tout à l’inverse, devenir un Avenger masqué, ce devenir salvateur (pour soi et bientôt pour New York) est donc aussi accessible à Jean. C’est ce que confirme l’évolution de Bruce Banner alias Hulk dont la transformation presque irréversible (via la technique) ne peut que nourrir la plus énergétique des espérances.

 

  1. La réussite au box-office français [3] et mondial [4] atteste que le spectateur sait reconnaître la qualité d’un grand film et que divertir n’empêche pas de réfléchir. Bien entendu, nous sommes loin d’avoir épuisé ce très riche opus qui fait honneur à Marvel. Il aurait par exemple été passionnant d’explorer la relation de Spider-Man avec Michelle : depuis la belle scène (encore une !) où Zendaya déploie son fin jeu d’actrice en montrant comment, par jalousie, Jean trompe l’innocent et ingénu Peter, jusqu’au dialogue si juste où elle exprime en termes adéquats qu’elle refuse de tomber amoureuse de son sauveur : « Je suis pleine de gratitude. Mais je n’éprouve pas d’amour pour toi ».

Il eût été aussi passionnant d’évoquer la belle trouvaille qu’est le langage corporel spontané qui, avant la mémoire conscience et le rappel du prénom, permet à Ned de reconnaître Peter. Et donc de renouer avec cet ami si cher et si cruellement manquant.

 

  1. Interrogeons enfin le point le plus faible du film : l’anonymat et sa conséquence obligée qu’est le célibat du super-héros sont-ils invivables ? Nous avons relevé la tendance lourde, présente dans les autres feuilletons de super-héros (comme le dernier Superman), à répondre par l’affirmative. Comment l’auteur de ces lignes ne se sentirait-il pas concerné ?

D’abord, le Spider-Man ne contredit-il pas indirectement cette solution en montrant que le super-héros ne peut vivre ses missions sans mettre sa vie en péril, et donc risquer, s’il était marié, de créer une veuve et des orphelins. Nous l’avons vu avec Jean Gray, d’autant que le don de sa vie vient contribuer à sa rédemption et à sa définitive réouverture de cœur.

Ensuite, et c’est la une confusion très révélatrice, la prétendue impossibilité d’une vie solo consacrée exclusivement à une mission ne confond-elle pas besoin de relation et besoin de reconnaissance ? Ne peut-on imaginer un super-héros dont l’identité humaine visible serait mariée, sans que son identité super-héroïque soit connue ? Voire ne bénéficierait-il pas de la plus parfaite couverture ? Seul le fantasme fusionnel d’une totale transparence serait offusqué. Mais tous les couples qui s’aiment sur la longue durée savent combien l’un demeure mystérieux pour l’autre, voire le devient de plus en plus. Mais une telle vérité n’est acceptable que si l’on sait que le cœur de la personne aimée appartient beaucoup plus à Dieu qu’à la personne qu’il aime…

Pascal Ide

[1] Question en passant : pourquoi Peter ne couche-t-il pas la jeune femme à terre ?

[2] Denis Moreau, Tous hérétiques ? Sur l’actualité de quelques débats chrétiens, Paris, Seuil, 2025.

[3] Pour son premier jour d’exploitation en France, Spider-Man: Brand New Day a réalisé 650 130 entrées, soit le meilleur 1er jour en France depuis Avengers: Endgame (2019) (692 142 entrées en avril 2019) ; 8 205 076 entrées en 8 semaines seulement en France.

[4] 2 453 024 087 $ de recettes au box-office mondial, ce qui le place au troisième rang (L’Odyssée, deuxième plus grand succès de l’été s’est hissé au onzième rang).

Inconnu de tous, Peter Parker (Tom Holland) poursuit sa double vie en tant que Spider-Man. Toujours en activité à New York, il a vaincu plusieurs criminels, parmi lesquels Mac Gargan alias le Scorpion (Michael Mando), Lonnie Lincoln alias Tombstone (Marvin Jones III) et les ninjas de la cellule new-yorkaise de la Main dirigés par Snow (Fan Xiaoshuang). Il collabore désormais avec l’inspectrice Jean DeWolff (Liza Colón-Zayas) pour maintenir l’ordre dans la ville et a également développé une intelligence artificielle, EV (voix : Naomi Watts), afin de l’assister dans ses activités. Malgré cela, Peter vit difficilement son anonymat et sa solitude, condamné à voir son ancienne petite-amie Michelle « M. J. » Jones-Watson (Zendaya) et son meilleur ami Ned Leeds (Jacob Batalon) poursuivre leurs vies sans se souvenir de lui.

Au cours d’une intervention visant à stopper un char d’assaut fonçant vers une prison du Damage Control impliquant Frank Castle alias le Punisher (Jon Bernthal), Peter découvre qu’une mystérieuse force télépathique prend le contrôle des individus en passant d’un esprit à un autre. Celle-ci orchestre le transfert de Gargan vers un autre endroit avant de tenter, sans succès, de prendre possession de Peter, qui semble immunisé à son influence. Avant de disparaître, l’entité provoque l’explosion du char.

Afin de comprendre cette menace, Peter demande des informations auprès de Yelena Belova alias Black Widow (Florence Pugh), désormais à la tête des Nouveaux Avengers. Elle lui révèle que quelqu’un a piraté les serveurs protégés du Damage Control grâce aux identifiants d’une trentaine d’employés et qu’ils avaient tous cherchés la même chose, un élément nommé « V-Max ».

Peter est ensuite reçu par le directeur du Damage Control, William « Bill » Metzger (Tramell Tillman), qui lui présente les installations du département, ses technologies récupérées auprès d’anciens super-vilains ainsi que les ninjas de la Main, désormais employés par le département. Metzger explique que le contenu de leur chambre forte ne doit en aucun cas tomber entre les mains du télépathe et sollicite l’aide de Peter, qui est le seul qui semble être immunisé contre le télépathe.

Peu après, Peter retrouve Ned dans une boutique, le suit, et rejoint une soirée où se trouve également MJ. Les deux ne le reconnaissent pas et MJ est désormais en couple avec un autre homme dont on ignore le nom (Eman Esfandi). Profondément affecté, Peter subit une mutation de son ADN arachnéen, renforçant sa force, son sens d’araignée et lui permettant désormais de produire des toiles organiques. Il peine toutefois à contrôler cette transformation. Lorsque Gargan, sous l’emprise du télépathe, attaque de nouveau, la mutation de Peter prend le dessus et manque de le pousser à tuer son adversaire. Troublé par cette perte de contrôle, Peter consulte Dr Bruce Banner alias Hulk (Mark Ruffalo), devenu professeur à l’Empire State University. Inspiré par la technologie permettant à Banner de contrôler Hulk, Peter met au point une puce inhibitrice destinée à limiter sa propre mutation.

Le télépathe reprend contact avec Peter en utilisant plusieurs passants comme intermédiaires. Elle lui révèle connaître sa véritable identité et menace directement MJ. Grâce à une analyse de EV, Peter comprend que son pouvoir de contrôle mental ne fonctionne qu’à une distance limitée de dix mètres. Il décide alors de protéger MJ en restant à ses côtés. Cette dernière commence à soupçonner que Spider-Man est une personne qu’elle connaissait autrefois. Après l’avoir embrassée, elle semble retrouver quelques souvenirs, mais il s’agit en réalité d’un piège orchestré par le télépathe, qui contrôle MJ et qui la fait sauter dans le vide. Peter la sauve d’une chute mortelle et découvre grâce à EV le visage de son ennemi, une adolescente dont l’identité est inconnue.

Peter met MJ à l’abri dans le refuge de Frank. Avec l’aide d’EV, ils découvrent que l’identité de la télépathe est Jean Grey (Sadie Sink). Pendant ce temps, le Damage Control est attaqué. Jean a pris le contrôle de Banner sous la forme de Professeur Hulk avant que ce dernier n’échappe à son contrôle et que le véritable Hulk s’éveille après des années à être reclus. Rejoint par Frank, Peter affronte le géant vert. Après avoir pris le contrôle de Frank, Jean utilise ses armes pour faire exploser la porte de la chambre forte. Après un long combat, Peter parvient à apaiser Hulk et à utiliser sa puce inhibitrice pour neutraliser temporairement les pouvoirs de Jean, qui prononce le nom « Sara » avant de perdre connaissance. Metzger laisse entendre que ce nom est lié à son passé, lorsque Jean a pénétré dans son esprit.

Peter révèle ensuite sa véritable identité à MJ après qu’elle a retrouvé une lettre dans laquelle il comptait lui expliquer leur histoire. Bien qu’elle ne partage plus les sentiments qu’elle éprouvait autrefois, elle le remercie pour tout ce qu’il a fait avant que leurs souvenirs ne soient effacés. Plus tard, Peter et MJ retrouvent Ned et ce dernier sympathise avec Spider-Man. MJ confie que, lorsqu’elle était sous le contrôle de Jean, elle n’avait aucun souvenir de ce qui se passait. Elle se rappelait uniquement l’instant précédant immédiatement la prise de contrôle et celui qui suivait lorsqu’elle retrouvait ses esprits. Peter comprend alors que, en disant se souvenir de son passé sous l’emprise de Jean, Metzger lui a menti.

Un souvenir de Jean révèle que Sara (Olivia Booth-Ford) est en réalité sa sœur. Elle possédait également des pouvoirs psychiques télépathiques et télékinésiques avant d’être capturée par le Damage Control. Depuis, Jean n’a jamais cessé de la rechercher. Peter découvre avec l’aide de Yelena que Jean est détenue dans une prison secrète à Roosevelt Island, où Metzger mène une expérience destinée à dupliquer ses pouvoirs et à les implanter dans l’esprit d’autres personnes. Au cours de l’expérience, Jean comprend que le mot « V-Max », qu’elle avait perçu lors d’un échange télépathique avec sa sœur, est en réalité l’inscription figurant sur la bouche d’aération au-dessus de la cellule où Sara était enfermée, la dernière chose qu’elle a vue avant de mourir. Elle réalise alors que Metzger est responsable de la mort de Sara, survenue lors d’une expérience antérieure.

Folle de rage, Jean libère l’immensité de ses pouvoirs, révélant des capacités télékinésiques. Une immense vague psychique paralyse New York sur un kilomètre à la ronde, tandis qu’elle prend Metzger en otage, menaçant de le tuer. Peter s’introduit dans la prison, mais doit affronter les ninjas de la Main, désormais sous le contrôle de Jean. Alors qu’il est affaibli et acculé, Peter est sauvé de justesse en retirant sa puce inhibitrice et en conciliant sa nouvelle mutation et lui-même. Sans tuer les ninjas, il les immobilise dans des toiles d’araigne.

Alors qu’il tente de raisonner Jean, cette dernière parvient à infiltrer son esprit et revit un souvenir de Peter avec sa tante May (Marisa Tomei), juste après que celle-ci eut découvert ses pouvoirs. Se mettant à la place de Peter, Jean écoute les conseils de May au sujet de la différence et la solitude que l’on peut ressentir lorsqu’on a de telles capacités. Touchée par ces paroles, elle renonce progressivement à sa vengeance. Cependant, Frank, qui s’était installé à l’extérieur de la prison pour neutraliser Jean, lui tire dessus avec un fusil de précision ; mais grâce à son sens d’araignée, Peter réagit à temps et prend la balle à la place de Jean. Dans un état très critique, Peter est transporté à l’hôpital tandis que Jean utilise ses pouvoirs pour le maintenir en vie. À son réveil aux côtés de Frank, Peter découvre qu’une foule entière est venue soutenir Spider-Man. Afin de préserver son identité, Frank enfile le masque du héros pour apparaître à la fenêtre, permettant à Peter de quitter discrètement l’hôpital et d’observer anonymement les habitants acclamer Spider-Man.

Quelque temps plus tard, Jean quitte New York pour commencer une nouvelle vie. De son côté, Peter retrouve Ned dans une boutique. Il se présente en tant que Peter (Ned sait par MJ qu’il s’agit du prénom de Spider-Man) et en lui serrant la main, il reproduit machinalement le check qu’ils faisaient lorsqu’ils se connaissaient. Ned reproduit tout aussi instinctivement le geste par mémoire musculaire et, troublé, semble alors reconnaître inconsciemment son vieil ami.

Scène post-générique

Le Spidey Tracker, une application communautaire développée par Ned qui permet aux gens d’indiquer la localisation de Spider-Man, affiche la nouvelle position de celui-ci dans l’espace.

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