Zootopie 2 (Zootopia 2), film fantastique d’animation, écrit et réalisé par Jared Bush, 2025. 64e « Classique d’animation » des studios Disney et 2e de la série dont le premier film est sorti en 2016.
Thèmes
Colonialisme, racisme, wokisme.
Si le film se veut attirant par ses multiples qualités, il est aussi repoussant par une idéologie elle aussi multiple (comme les têtes de l’hydre…).
- Ne nions pas les valeurs et mérites, graphiques (comme le rendu des fourrures), scénaristiques (les rebondissements sont incessants tout en demeurant cohérents, les trouvailles visuelles permanentes et bluffantes sans devenir lassantes), humoristiques (les amateurs se régaleront à égrener les innombrables références cinématographiques) et même éthiques de ce deuxième volet.
Pour nous limiter à ce dernier point, Zootopie 2 met en scène non seulement de véritables vertus de courage, de probité, jusqu’à l’héroïsme du don de soi, mais une évolution interne des principaux protagonistes – non sans une surconscientisation et une surverbalisation des vulnérabilités qui en décrédibilisent l’aveu censé être cathartique.
- Que ces agréments ne nous dissimulent pas les errements et, pour les jeunes cœurs innocents, les inconvénients ! Je suis d’autant plus enclin à les souligner et décourager (bien tardivement, puisque le seul box office français comptabilise plus de six millions) la vision de ce film par les têtes blondes que j’y suis entré sans nul préjugé et, je l’avoue, amnésique de l’idéologie pourtant affichée des studios Disney.
J’égrapperai quelques points toxiques sans prétendre à l’exhaustivité.
- Bien des personnages sont difficiles, voire impossibles à genrer. Certes, leur apparence physique n’aide guère, mais leur voix elle-même, qui devrait les différencier, est unisexe. Tel est le cas de Nibbles Maplestick dont l’on apprend fortuitement et marginalement qu’il s’agit d’une femelle castor. Plus gênant, tel est aussi le cas du troisième protagoniste principal, la vipère crotale, dont la famille n’est présentée qu’à la toute fin.
Par ailleurs, Judy est indiscutablement une lapine et Nick un renard roux, en revanche, la première adopte bien des traits symboliquement masculins, le plus patent étant la permanente prise d’initiative et de risque, et le second des traits symboliquement féminins. Il ne s’agit pas de nier que la femme aime l’aventure, mais d’affirmer qu’elle la vit différemment de l’homme : étant physiquement plus fort et plus adapté à s’affronter au dehors (sa peau est plus épaisse), l’homme vit volontiers cette aventure en solo ; ayant un plus grand besoin de protection, la femme la vit davantage en duo (« Le propre de la puissance, c’est de protéger »). C’est ce qu’atteste, anthropologiquement, la horde primitive (où, au dehors, les hommes portent les armes et, au-dedans, les femmes portent enfants et bagages). C’est ce que confirme, bibliquement, la différenciation néotestamentaire des missions angéliques : à Joseph, l’ange demande de protéger Marie ; à celle-ci, Gabriel demande de protéger l’enfant. La mère du Seigneur vivra assurément la plus périlleuse des aventures, celle de l’Incarnation, prendra les plus grands risques et se donnera le plus radicalement – mais elle ne le fera pas sans l’époux que Dieu lui a (re)donné. Aussi, l’une des plus belles représentations de la Sainte Famille nous montre-t-elle un enveloppement à la seconde puissance : Joseph contenant Marie portant Jésus.
La même incertitude qui est ambiguïté plane sur les orientations sexuelles de tel ou tel, par exemple, les deux zèbres en thérapie, Zebro Zebrowski (CM Punk) et Zebro Zebrakton (Roman Reigns), dont les accolades répétées ne semblent pas qu’amicales.
- Élargissons à la problématique sociale. Alors que l’opus de 2016 dénonçait les discriminations sociales et raciales, ainsi que les stéréotypes déterministes et essentialistes, la suite s’attaque à la problématique historique et politique de la colonisation pour dénoncer l’immigration et la ghettoïsation sur fond de réécriture de l’histoire par création de bouc-émissaire et imposition volontaire de son propre narratif. L’intention est ambitieuse et la pédagogie astucieuse (il s’agit tout de même de s’adresser d’abord à des enfants).
Comment ne pas consoner à la condamnation des préjugés xénophobes et de cette oligarchie cupide, menteuse et homicide ? Mais comment ne pas se sentir infantilisé par cette omniprésence répétitive du discours inclusif ? Voire comment ne pas rire des contradictions qu’une idéologie aussi envahissante ne peut qu’engendrer ?
D’une part, le film file à cent à l’heure, multipliant les innovations et saturant l’image d’informations, au point que le spectateur se sent frustré de ne pouvoir honorer cette profusion étincelante. Mais d’autre part, il tourne en boucle, en serinant usque ad nauseam sa vulgate moralisatrice sur l’éloge de la différence.
On retrouve le même hiatus qui est en fait paradoxal entre, d’un côté, la dénonciation constante de ce que le wokisme estime être le mal absolu de notre histoire, plus, de notre Occident, racisme, sexisme, spécisme, capitalisme, etc., et, de l’autre, la concession tout aussi permanente au pire du matérialisme hédoniste actuel, à savoir l’accélération saoûlante et la saturation excitante, qui sont au cœur même de la pratique consumériste. Où sont donc passés les pauses contemplatives, les enchantements magiques et les féeries poétiques auxquels nous avaient heureusement habitué les longs métrages animés de l’âge d’or du studio aux grandes oreilles ?
Autre discordance notoire. Zootopie qui rime avec utopie, celui d’un melting-pot total et totalement indifférencié, ne peut s’empêcher de réintroduire, au nom du minimum de réalisme biologique, des « barrières climatiques » entre écosystèmes, donc des regroupements communautaristes potentiellement clivants.
Que dire enfin de la contradiction performative d’un Disney qui dénonce le système qui le fait vivre tout en en vivant sans scrupule ? Le premier épisode de Zootopie étant le quatrième film d’animation à dépasser la barre hautement symbolique du milliard de dollars de recettes au box-office mondial, comment résister à une manne qui nous vaudra une multiplication de suites aussi lucratives pour le producteur qu’improvisées pour le spectateur (puisque rien ne les annonçait). La Reine des Neiges 3 est annoncé (les deux premiers opus ont aussi récolté plus d’un milliard de dollars) ainsi que Vaiana 3. Il en sera très probablement de même pour Zootopie 3 (qui, après un peu plus d’un mois d’exploitation, totalise 1,46 milliard de dollars de recettes mondiales et devient le plus rentable de tous les films Disney). La plume de la scène post-générique n’annonce-t-il pas que, après l’intégration (financièrement) réussie des reptiles, l’oiseau sera le prochain ordre animal à être honoré, donc qu’un troisième volet devrait suivre ?
- Prenons encore du recul. Qui ne peut se réjouir de l’invitation à l’écoresponsabilité ? Pourtant, comment ne pas noter la contradiction flagrante entre le mirage cosmopolite d’une république des espèces où l’horizontalité se traduit par l’interdit alimentaire de la dévoration et la métaphore écologique qui se fonde sur la plus hiérarchique des organisations, les chaînes trophiques englobant la totalité du règne animal et végétal ? Bien entendu, en appariant sciemment une lapine herbivore avec un renard carnivore, c’est-à-dire la proie et son prédateur habituel, le cinéaste qui est aussi scénariste brise un tabou tout en créant un suspense. Mais il tait un problème majeur qui est celui de la subsistance, et donc introduit un dualisme dans l’acte même où il le condamne, celui de la nature et de la culture.
Bien intentionné et bien informé, le lecteur de la Bible objectera que le réalisateur de Zootopie 2 convoque la promesse eschatologique du livre d’Isaïe qui prophétise la convivialité non-violente du loup cohabitant avec l’agneau, du léopard dormant auprès du chevreau, du nourrisson s’amusant sur le nid du cobra, du trou de vipère sur lequel l’enfant étend la main (cf. Is 11,6-8). Ce serait heureux ! Ce serait surtout un « sentiment soudain » (Cyrano) !
En effet, comment ne pas interroger le renversement du lieu commun sur les serpents au regard hypnotiseur (au hasard, Kaa) pour lui substituer un autre méchant, le lynx au regard pénétrant ? Mais affirmons bien davantage. Dans ce qui se présente comme un retournement (twist, pour les spécialistes) spectaculaire, le spectateur découvre que, loin d’être fondée par les mammifères, la cité de Zootopie doit son origine à l’arrière-grand-mère de Gary, donc à un crotale. Or, le serpent n’est-il pas l’animal qui symbolise le démon lui-même, depuis le premier livre de la Bible (Gn 3) jusqu’au dernier (Ap 12) ? Comment donc interpréter ce renversement total ? Qui donc dénonçait les pharisiens en les traitant d’« engeance de vipères » (Mt 23,33), sinon Jésus qui, d’ailleurs reprend la condamnation de Jean le Baptiste (Mt 3,7) ? Qui donc disait des juifs incrédules qu’ils ont pour « père le diable », « homicide depuis l’origine », « menteur, et le père du mensonge » (Jn 8,44), sinon, de nouveau le Messie ?
Le film présente d’ailleurs deux taches aveugles. Pourquoi a-t-il choisi un ophidien dont le poison est l’un des plus mortels, le serpent à sonnettes, en lui adjoignant un anti-venin qui en nie l’identité ? Comment se fait-il que Judy, la perfectionniste hyper-contrôlante, adhère sans délai et sans preuve, à la seule parole de Gary sur son innocence, rien moins que crédible ? Sinon qu’elle oppose un préjugé à ce qui se révèle donc comme une condamnation d’un prétendu préjugé, en l’occurrence d’origine biblique.
Bien évidemment, nombre de ces points échappent à un regard inattentif polarisé par une histoire apparemment sans histoires. Mais ils sont d’autant plus nocifs qu’ils sont partout semés sous forme allusive.
Pascal Ide
Les officiers de police Judy Hopps et Nick Wilde suivent actuellement une thérapie pour mieux faire fonctionner leur duo. Ils doivent alors suivre la piste sinueuse d’un mystérieux reptile qui arrive à Zootopie et met la métropole des mammifères sens dessus dessous[2]. Pour résoudre l’affaire, Judy et Nick doivent se rendre sous couverture dans des quartiers inconnus de la ville. Cette mission va mettre à l’épreuve leur relation personnelle et professionnelle comme jamais auparavant.
Résumé détaillé de l’histoire
Les noms entre parenthèses désignent les voix originales (en anglais).
Une semaine après avoir arrêté et stoppé le complot de Dawn Bellwether (Jenny Slate), la jeune lapine optimiste Judith « Judy » Laverne Hopps (Ginnifer Goodwin) et le renard roux rusé Nicholas « Nick » Piberius Wilde (Jason Bateman) sont partenaires dans la police de Zootopie, mais leurs personnalités opposées rendent compliquée leur collaboration. Après avoir raté l’interpellation d’un réseau de contrebande tenu par un fourmilier et détruit la statue du fondateur de Zootopie, Ebenezer Lynxley, le chef de la police Bogo (Idris Elba), qui est un buffle, menace de les séparer à moins qu’ils ne suivent une thérapie animée par le Dr Fuzzby (Quinta Brunson ), une quokka.
Judy pense qu’un serpent se cache peut-être à Zootopie : lors de l’opération, elle a trouvé un morceau de mue, et plusieurs indices la conduisent au Zootenial Gala, célébrant le centenaire de la ville et organisé par une famille de lynx, descendants d’Ebenezer Lynxley, connu pour avoir mis au point les murs climatiques ayant permis la création des différents quartiers de la ville. Mais, un reptile ayant été accusé d’avoir assassiné un civil il y a de cela de nombreuses années, ceux de leur espèce ont été bannis de Zootopie et donc devenus illégaux. Judy convainc Nick de l’accompagner au gala pour vérifier la présence d’un serpent. Sur place, elle rencontre Pawbert (Andy Samberg), le benjamin maladroit des Lynxley. Nick repère une silhouette encapuchonnée perchée sur un lustre et bouscule involontairement le commissaire Bogo, qui lui déclare que son duo avec Judy est terminé. Avant que Nick ne soit écarté, il a le temps de braquer un projecteur sur le lustre, ce qui révèle la silhouette comme étant une vipère crotale, Gary De’Snake (Ke Huy Quan). Dans la panique, celle-ci enlève Milton (David Strathairn), patriarche des Lynxley et père de Pawbert, et s’empare d’un ancien journal retraçant la création des barrières climatiques et contenant leur brevet, qui était exposé à la soirée. Judy rattrape la vipère, qui lui dit que les serpents ne sont pas des « mauvais » animaux et que le journal contient la preuve dont il a besoin ; alors que Judy hésite, Nick assomme la vipère avec une poêle.
Souhaitant protéger le nom des Lynxley, Milton s’apprête à brûler le journal et obliger sous la menace Judy et Nick pour qu’il garde le silence. Mais Judy choisit d’aider le serpent alors que celui-ci mord accidentellement le chef Bogo. La capitaine Fern Hoggbottom (Michelle Gomez), une laie, la prend sur le fait et les accusent de complicité envers un serpent contre un agent de la police. Judy et Nick n’ont d’autre choix que de s’échapper avec le journal, tandis que la vipère est capturée par un mystérieux individu. Chez les Lynxley, Milton fait pression auprès du nouveau maire Brian Winddancer (Patrick Warburton), un cheval, ancien acteur de films d’action, en lui rappelant que le duo a déjà arrêté ses prédécesseurs afin de l’inciter à mobiliser les forces de police pour l’arrestation de Judy et Nick.
Devenus fugitifs, ces derniers cherchent la vipère pour connaître ses intentions. Ils échappent aux autorités grâce à Mr Big (Maurice LaMarche) et Fru Fru (Leah Latham) qui leur offrent leur aide pour quitter la ville avec de nouvelles identité. Nick choisit cette option, mais Judy refuse et veut à tout prix élucider cette enquête malgré les mises en garde de Mr Big sur le fait que la famille lynx est dangereuse et puissante. Fru Fru accepte néanmoins de les aider et leur recommande d’aller à la rencontre de Nibbles Maplestick (Fortune Feimster), une castor conspirationniste qui les conduit au quartier du Marais, où vit cachée une communauté de reptiles. Là, Jesús (Danny Trejo), un basilic vert, leur explique que l’affaire les dépasse : le journal renferme la clé d’un passé qui a fait des reptiles des parias et conduit à la disparition de leur foyer d’origine lors de la construction de Toundraville. Il révèle également que les Lynxley cherchent maintenant à agrandir le quartier de Toundraville en recouvrant le quartier du Marais pour élargir leur territoire, accroître leur profit et effacer définitivement les reptiles.
La police, qui suit à la trace Judy et Nick depuis le gala, donne l’assaut sur ce repaire secret. Dans la confusion, Judy et Nick retrouvent la vipère, qui avale le journal et s’échappe par un conduit d’eau. Nibbles se laisse arrêter pour que les autres puissent poursuivre le serpent à travers le tuyau, qui les conduit à l’extérieur de la ville. Venant à manquer d’air, les deux équipiers sont contraints d’ouvrir une sortie de secours du tuyau pour en sortir. Ils se retrouvent dans un alpage où ils demandent leur chemin à deux bouquetins locaux qui leur indiquent un pavillon, ancien repaire de reptiles, au sommet d’une falaise. En gravissant la paroi, Nick et Judy se disputent et celui-ci fait accidentellement tomber le stylo-carotte dictaphone, que Judy lui a offert en symbole de leur amitié et qui se brise au pied de la falaise. Blessée, elle ne l’attend pas et monte seule. Au pavillon, abandonné et menaçant de s’effondrer, Judy déniche des preuves de l’ancienne cohabitation pacifique des reptiles à Zootopie. Elle découvre alors qu’autrefois, ils avaient eu leur propre quartier. Au même moment, la police arrive et Nick court prévenir Judy. Il affirme ne plus se soucier de l’enquête, ce qui convainc Judy qu’ils sont trop différents. Ils sont séparés lorsque les policiers les rattrapent : Nick est arrêté, tandis que Judy est secourue par la vipère, qui se présente comme Gary De’Snake, et par Pawbert, qui est son complice. En prison, Nick parvient à s’évader avec l’aide de Nibbles, fraîchement arrêtée, causant accidentellement l’évasion de Bellwether et des autres détenus.
De son côté, Judy apprend que l’arrière-grand-mère de Gary, Agnes, est la véritable autrice du journal et fondatrice de Zootopie. Ebenezer Lynxley, qui était son fournisseur de fonds, a voulu s’accaparer tout le profit : il lui a volé le journal et l’a accusée du meurtre de sa domestique tortue, qu’il avait lui-même secrètement tuée avec une seringue injectant du venin de serpent et laissant la même marque que des crochets. Ebenezer s’est servi de cet événement pour orchestrer le bannissement définitif des reptiles, désormais traités comme des parias. Il a ensuite remplacé le brevet sur la page de garde du journal par un faux avec son nom tandis qu’Agnes s’est enfuie avec l’original qu’elle est parvenue à récupérer. Pawbert explique à Judy que Gary est une vipère à fossettes, ce qui signifie qu’il peut voir le métal sous la couche de peinture de la couverture du journal qui représente les cinq quartiers de Zootopie. Gary recopie alors ce qu’il voit sous le métal, révélant qu’il n’y avait pas cinq, mais bien six quartiers à Zootopie et que celui réservé aux reptiles est enfoui sous la neige de Toundraville. Il détaille alors leur objectif : il souhaite retourner dans la maison de son arrière-grand-mère et trouver le brevet originel pour restaurer l’image des reptiles et leur permettre de revenir à Zootopie. Pour cela, ils doivent trouver le dernier quartier de la ville. Judy se souvient des photos qu’elle a vues dans le pavillon et se rappelle qu’il y avait un grand beffroi dans le quartier. Elle suggère de chercher dans le livre l’emplacement de la centrale électrique pour allumer le beffroi, qui de par sa hauteur ne doit pas être entièrement enfoui. La centrale se trouve dans la plus vieille frontière climatique, celle qui sépare Sahara Square de Toundraville. Ils sont contraints de partir précipitamment car les policiers arrivent.
Le trio atteint le mur climatique, rétablit le courant du village des reptiles oublié de Toundraville et localise le beffroi. Mais, contre toute attente, Pawbert empoisonne Judy avec du venin de serpent, de la même manière qu’Ebenezer avait tué sa domestique, et l’abandonne avec Gary – dont la biologie ne supporte pas le froid de Toundraville. Il subtilise le stylo anti-venin de Gary, seul remède pour Judy. Pawbert révèle qu’il souhaite arriver le premier afin de détruire le brevet car il désire se faire bien voir chez sa famille. Avec l’aide de l’agent Benjamin Clawhauser (Nate Torrence), Nick et Nibbles localisent Judy près du mur et s’y rendent, conduits à toute vitesse par Flash Slothmore (Raymond S. Persi), le paresseux qui est ami de Nick. Ce dernier affronte Pawbert au bord de la barrière, récupère le stylo et le lance à Gary, qui sauve Judy. Nick et Pawbert chutent de la barrière, mais Judy – qui a retrouvé ses forces – rattrape Nick. Ce dernier avoue considérer Judy comme sa « meute » tandis que Judy admet qu’elle n’aime pas être considérée comme faible et veut juste l’acceptation des autres. Ils se réconcilient. Pawbert, toujours vivant, tente d’arriver le premier, mais les deux coéquipiers le rattrapent et le ligotent.
Pawbert se libère et retourne à la demeure des Lynxley, où il tente de montrer sa loyauté à son père. La famille lynx projette de contre-attaquer, mais ils sont stoppés par le maire Widdancer, qui se rachète de sa corruption. Judy, Nick, Gary et Nibbles atteignent le quartier des reptiles, demeuré intact sous la couche de glace de Toundraville, et retrouvent le brevet d’Agnes. Pawbert, fou furieux, arrive et s’apprête à incendier la maison. La police, contactée par le maire, le neutralise.
Les crimes des lynx étant exposés, Judy et Nick sont blanchis. La famille Lynxley est arrêtée et Agnes De’Snake est reconnue comme la véritable fondatrice de Zootopie. Tandis que Bogo se remet de sa morsure, les reptiles sont réintégrés dans la ville et le quartier de Reptile Ravine est réhabilité. Gary retrouve sa famille. Nick apporte à Judy le stylo-carotte, réparé, qu’elle utilise pour enregistrer la déclaration d’amour de son coéquipier. Les deux héros partent en mission pour rattraper les évadés de prison en commençant par suivre Bellwether qui s’apprête à fuir le pays.
Dans la scène post-générique, Judy réécoute l’enregistrement dans son appartement et s’en va. Une plume se pose sur le rebord de sa fenêtre.