Balle perdue (la saga)
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Pays:
Français
Thème (s):
Héros, Masculinité
Date de sortie:
26 juin 2020
Durée:
1 heures 33 minutes
Évaluation:
**
Directeur:
Guillaume Pierret
Acteurs:
Alban Lenoir, Nicolas Duvauchelle, Stéfi Celma
Age minimum:
Adolescents et adultes

Balle perdue, policier français écrit et réalisé par Guillaume Pierret. En fait, il s’agit d’une franchise de trois films, 2020, 2022 et 2025. Sortis sur Netflix. Avec Alban Lenoir, Nicolas Duvauchelle, Stéfi Celma.

Thèmes

Masculinité, héros.

La franchise, qui pourrait presque être une mini ou une micro-série, est-elle davantage qu’un Transporter de plus, avec quelques qualités en moins ?

 

  1. Les convergences sont apparemment multiples : réalisation française malgré un casting en partie britannique (Jason Statham, dans le premier ternaire qui, selon moi, demeure intimement anastomosé à la série) ; très accidentel, la répartition en trois épisodes ; le héros taciturne et taiseux, célibataire endurci et solitaire, perfectionniste et génial dans son domaine propre ; gravitant autour de lui, un monde polarisé entre les gentils à sauver et les méchants à détruire ; une action très héroïque où, seul contre tous, le héros est aussi increvable qu’invisible (comme la scène spectaculaire où le héros déglingue dix bonshommes ; seul inconvénient : ce sont des policiers dans un commissariat) ; une symbolique très masculine, qui alterne bastons et courses en voitures, l’anti-machisme voulant que les femmes pilotent (presque) aussi bien que les hommes.

 

  1. Mais la comparaison s’arrête là. Car la saga de Guillaume Pierret simplifie et dramatise.

L’action est plus gore, jusqu’à la complaisance (rappelons que Frank Martin n’utiliser jamais d’armes à feu) : le sang coule, les visages se tuméfient, les membres se brisent.

Les personnages se caricaturent. Jusque dans le visage-muffle de ce héros mutique qui alligne au plus dix répliques et se contente d’avancer le maxillaire intérieure pour faire comprendre qu’il est en colère.

Le scénario se manichéise. Alors que le méchant s’avérait être un personnage plus complexe et plus vulnérable qu’il n’y paraît (marié, étant en cavale, il souffre d’être séparé de sa femme), il est au final réduit à revenir à la case départ : l’assassin impardonné et impardonnable de Charas l’idéaliste.

 

Ces trois premiers long métrages du réalisateur et scénariste ont plus dépensé d’adrénaline et de testostérone que d’ocytocine. Ils ont aussi trop concédé au spectaculaire et pas assez au suspense.

Pascal Ide

Lino (Alban Lenoir) est un génie de la mécanique. Un soir, après avoir utilisé une voiture modifiée pour tenter de braquer une bijouterie avec son petit frère Quentin (Rod Paradot), il se fait arrêter et envoyer en prison pour permettre à Quentin de s’enfuir.  Les talents de mécanicien de Lino attirent l’attention d’une brigade anti go fast (technique ou véhicule utilisé par les trafiquants pour importer leurs produits illégaux). Il est recruté par leur chef, Charas (Ramzy Bedia), pour devenir le préparateur automobile de l’équipe et ainsi, les aider à stopper les criminels. Au fur et à mesure que le temps passe, Charas et Lino nouent une amitié tandis que ce dernier se rapproche également d’une de ses coéquipières, Julia (Stéfi Celma).

Lors de l’enquête pour retrouver le préparateur des go fast, Lino et Charas retrouvent Quentin, qui semble contraint de travailler pour les criminels. Tentant d’arrêter ces derniers, Charas demande l’aide d’autres membres de son équipe, Areski (Nicolas Duvauchelle) et Marco (Sébastien Lalanne), mais ceux-ci sont en réalité de mèche avec les go fast. Areski tue Charas d’une balle qui se loge dans le tableau de bord de la voiture personnelle de ce dernier. Usant de leur influence, Areski et Marco font accuser Lino du meurtre. Ce dernier parvient à s’enfuir, mais il est désormais recherché activement pour ce crime qu’il n’a pas commis. Lino tente alors de retrouver la seule preuve de son innocence : la balle perdue logée dans la voiture de son mentor.

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