L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux
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Année:
2 septembre 1998
Thème (s):
Amour, Blessure, Courage, Guérison, Homme-Femme
Durée:
2 heures 40 minutes
Directeur:
Robert Redford
Acteurs:
Robert Redford, Kristin Scott Thomas, Scarlett Johansson
Age minimum:
Tout public

L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, drame américain de Robert Redford, 1998. Avec Robert Redford, Kristin Scott Thomas, Scarlett Johansson.

Thèmes

Amour, blessure, courage, guérison, homme-femme.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le beau film de Robert Redford, raconte l’itinéraire d’une perfectionniste. De celle-ci, Annie, l’héroïne, a tous les signes : elle est aussi exigeante pour elle que pour les autres ; elle contrôle tout, de son métier à Grace, sa fille unique ; elle règne sur son temps et ses sentiments ; la confiance lui coûte ; elle méprise qui n’a pas la même vigilance qu’elle ; enfin, entre la tension du devoir à accomplir et ses déceptions incessantes, Annie est emplie d’une colère mal contenue, ignorant que le bonheur est à portée de main.

Un drame va faire voler en éclats son fragile mur de protection de femme en quête de l’impossible perfection : l’accident de sa fille. Cet accident qui est une transgression n’est-il pas déjà un acte manqué, comme un équivalent de fugue ? Surtout, pour la première fois, elle perd tout contrôle sur Grace : sa reconstruction est comme liée à la guérison, aléatoire mais espérée, de son cheval blessé.

Annie quitte aussi sa maîtrise du temps. A la question : « Vous en avez pour combien de temps avec le cheval ? », la réponse de Tom est invariable : « Cela dépend du cheval. » Le film réussit le tour de force de ne donner aucun point de repère chronologique : le spectateur qui se demande combien a duré le voyage ou le séjour doit aussi faire le deuil de tout calcul du temps.

Annie doit enfin abandonner sa toute-puissance sur elle-même. En devenant amoureuse du doux « murmureur », le trouble entre dans sa vie. Je déplore bien entendu l’adultère (qui est juste amorcé, alors que le roman le consomme), mais le sentiment amoureux est dramatiquement important : il nous montre une Annie qui lâche prise. L’admirable direction d’acteur en montre trois visages successifs : froid de celle qui veut tout dominer ; décomposé de celle qui perd tout contrôle ; ensoleillé de celle qui se laisse envahir par l’amour.

La force du film est d’avoir su montrer, avec tant de délicatesse et de beauté, ce chemin de croissance intérieure.

Pascal Ide

Profondément marquée par un accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie et causé d’irréparables lésions à son cheval, Grace MacLean, jeune fille de quatorze ans, vit repliée sur elle-même renonçant à lutter contre l’infirmité. Sa mère, Annie, refuse de s’avouer vaincue. Fermement décidée à sauver à la fois sa fille et l’animal, dont les destins sont liés, elle se lance à la recherche d’un dompteur de chevaux capable de guérir l’animal de sa peur. Elle retrouve ainsi au cœur du Montana la piste d’un légendaire « Horse Whisperer », spécialiste du dressage par la douceur…

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