La conversion du don

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.

  1. La bonne nouvelle est que l’homme est fait pour se donner, plus encore, là réside son bonheur. C’est une vérité de foi, puisque l’une des paroles centrales du Concile Vatican II, sans doute celle que le pape Jean-Paul II a le plus souvent commentée, est la suivante : « L’homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver lui-même que par le don sincère de lui-même [1]».

Mais c’est aussi une vérité établie en sciences sociales. En effet, interrogés, la quasi-totalité des donneurs de sang (98 %) disent donner sans espérer une contrepartie, pour aider ceux qui en ont besoin [2]. L’expérimentation confirme ces déclarations que l’on pourrait suspecter de naïveté ou d’idéalisme. Le psychologue Leonard Berkowitz a demandé à un groupe de volontaires de fabriquer des boîtes en papier sous le contrôle d’un superviseur – superviseur qu’ils ne reverront jamais. Puis on divisa le groupe en deux ; on informa la première moitié que leur performance, tout en demeurant anonyme, jouerait un rôle sur la note du superviseur, alors que l’autre moitié n’avait rien su à propos de celui-ci. On a alors constaté que la première moitié des participants travailla mieux et plus longtemps que la seconde. Or, une rétribution n’est possible que si l’on sait ou si l’on a l’espoir de revoir le bénéficiaire. Par conséquent, les volontaires agirent sans chercher de retour, c’est-à-dire gratuitement [3]. Plus encore, un certain nombre d’études ont établi que la fréquence et la motivation des actes altruistes diminuent lorsqu’on cherche à les motiver par une récompense matérielle [4].

Ce qui est vrai de l’adulte l’est aussi de l’enfant – et donc intéresse singulièrement l’éducation. Deux chercheuses américaines de l’Ohio ont observé des enfants de maternelle (trois et quatre ans) et ont constaté que, spontanément, ils partageaient ce qu’ils possédaient (comme leur goûter) ou réconfortaient un enfant triste ou mécontent. Elles leur ont alors demandé ce qui les poussait à agir ainsi (« Pourquoi as-tu partagé ton goûter avec John ? »). L’examen des réponses a montré que la grande majorité des enfants expliquaient leurs actes par le besoin de l’autre (« John avait faim »), non par la crainte d’être punis ; seul un petit nombre ont dit être attirés par l’espoir d’un retour (comme d’être bien vus) [5].

Quand je suis revenu en France, après treize ans de vie romaine, j’ai trouvé les parisiens tristes et fermés les uns envers les autres. Ces réjouissantes études – et bien d’autres [6] – m’ont grandement aidé : elles m’apprenaient que, dans son fond, l’homme, quel que soit son âge, est spontanément incliné vers le don de soi. Encore, faut-il que le lien soit sécurisé ; si le stress prenait le dessus, les réflexes de survie aussi et la personne se replie sur elle pour se protéger.

  1. Venons-en à la mauvaise nouvelle. Nous savons que notre époque se caractérise par un certain nombre de maladies de civilisations : l’hypertension artérielle, le cancer, les pathologies auto-immunes, etc. Parmi celles-ci, une nouvelle venue : le burn out (abrégé maintenant BO). Or, il semblerait que dans bon nombre des cas, celui-ci soit une maladie du don. De fait, il touche particulièrement les professions d’aide (soignants, enseignants, éducateurs, prêtres et consacrés, agents pastoraux, etc.) et, plus généralement, les personnes à grande exigence et à haut idéal. On sait qu’il peut aussi concerner les femmes au foyer [7]. Pascal Chabot isole trois facteurs principaux présidant au BO féminin : le perfectionnisme, la compassion démesurée, le besoin de reconnaissance [8].

Mais qu’est-ce, plus précisément que le BO ?

Un agriculteur m’expliquait : « Une terre, si on multiplie les cultures, sans y mettre de l’engrais, sans la faire reposer, peut s’épuiser et elle deviendra stérile. Alors, il faudra huit à dix ans pour qu’elle soit à nouveau cultivable ». L’homme, c’est la même chose : s’il s’épuise sans se ressourcer, il arrive un moment où le corps ne demande même plus notre avis. Il se débranche de lui-même. Et il lui faudra aussi un long temps (qui se chiffre en années) pour retrouver ses forces. C’est ce qui est arrivé à l’inventeur du concept aujourd’hui à la mode de burn out : le psychiatre américain Herbert Freudenberger travaillait 18 heures par jour. Il l’a fait pendant des mois. Jusqu’au jour où il promet à sa famille de partir en vacances. Le matin du départ, il est incapable de se lever. Il dort trois jours d’affilée. Quand il se réveille, il prend son magnétophone et parle. Et décrit ce qu’il appellera lui-même le burn out (abrégé maintenant BO).

Ce verbe anglais signifie, au sens propre, « griller » (par exemple, une prise électrique) et, au sens figuré, « brûler » , « s’user », bref, « s’épuiser ». Nous sommes en 1974. Depuis, le terme s’est popularisé. Au point qu’il est employé à tort et à travers : certains parlent de 3 millions de personnes en BO, alors que celui-ci ne touche, heureusement, qu’1 % de la population française. En revanche, beaucoup sont en pré-BO.

Comment le reconnaître ? Tout le monde en connaît le premier signe : l’épuisement physique, mais surtout psychique. Mais ce symptôme décrit seulement ce que l’on appelle la grande fatigue, qui requiert quelques jours de repos ou de bonnes vacances. Le deuxième est une mise à distance à l’égard de son travail, de l’institution qui n’accorde « jamais » de signes de reconnaissance. Il s’accompagne de critiques systématiques et d’amertume. Freudenberger avait noté qu’il n’était pas seulement angoissé, mais aussi arrogant et cynique. Le troisième signe est la diminution de l’accomplissement personnel. Le sujet touché est souvent une personne généreuse, à haut idéal et forte exigence. Au début, il éprouve un fort sentiment de réalisation professionnelle, puis il croit être en-deçà de l’objectif qu’il s’est fixé et bientôt fait refluer cette croyance vers ses capacités. L’échec affecte l’estime de soi et la confiance en soi. Culpabilisé, il se dit qu’il n’en fait pas assez et que, s’il cesse de se regarder, tout ira mieux. Alors, commence la spirale négative auto-entretenue qui conduira au BO.

  1. Est-ce à dire que nous sommes voués à cette mortelle oscillation : don de soi qui rend heureux et BO qui rend malheureux ? Mais est-il vrai que le don de soi rend malade ? Souvent, aujourd’hui, on conseille à la personne qui a connu un tel épisode de davantage penser à elle. Prendre soin de soi est un bon conseil. Mais qu’une vie serait triste, si elle n’avait pas d’autre but que de s’aimer soi-même ! Répétons-le, le bonheur, c’est d’aimer, donc de se donner. En conséquence, il ne s’agit pas de cesser de se donner, mais de donner sans se blesser. Comment ?

Observons une plante. D’abord, la graine est reçue dans la terre. Puis, la graine germe, construit un tronc de plus en plus solide, qui lui-même pousse des branches, des fleurs. Et, un jour, la plante porte des fleurs et des fruits. De même le don procède en trois temps : recevoir, s’approprier et se donner.

L’homme est comme une vasque. Il n’est ni une citerne dont l’eau n’a ni origine ni destination ; ni un robinet qui distribue l’eau sans se remplir (et donc s’épuise, ce qui ouvre au BO) ; ni un canal qui ne reçoit l’eau que pour aussitôt la redonner. Il est une vasque : il reçoit l’eau, celle-ci le remplit et seulement alors il se répand sur autrui par surabondance. Reprenant implicitement ce mouvement à trois temps, saint Bernard de Clairvaux oppose le canal à la vasque : « Un canal reçoit l’eau et la répand presque tout de suite. Une vasque, en revanche, attend d’être remplie et communique ainsi sa surabondance sans se faire de tort […] La charité veut cette abondance pour soi-même, afin de pouvoir la partager avec tous ; elle en garde pour soi une mesure suffisante [9].

Or, ces trois moments dysfonctionnent chez la personne en BO.

D’abord, elle ne fait que donner, sans prendre le temps de recevoir, de recharger ses batteries. « J’étais très fier de dire que je n’avais pris que 4 jours de vacances cet été », déclare un jeune prêtre qui vient de s’arrêter pour BO.

Ensuite, recevoir ne suffit pas. Encore faut-il garder, s’approprier. Les personnes en BO souffrent presque constamment d’un déficit de reconnaissance. Mais savent-elles garder les signes de gratitude qu’on leur donne et s’en nourrir ?

Enfin, il faut que le don soit un véritable don, c’est-à-dire sans secrète attente de retour. Les calculs d’apothicaire, les donnant-donnant, le souci démesuré de son image, etc., font le lit de la rancœur, donc du BO.

  1. Mais il faut dire plus. Le vrai changement intervient quand je vis ce que j’appelle la conversion du don. Le don qui épuise, c’est le don qui se limite au troisième temps (se-donner). Tôt ou tard, la personne qui ne prend pas le temps de se remplir, mais aussi de garder ce qu’elle a reçu, d’en faire mémoire, de s’en réjouir, se videra. Spontanément, elle demandera à ceux à qui elle donne et s’étonnera de ne pas recevoir autant ou avec la même générosité. Alors, les autres symptômes apparaîtront, notamment l’amertume, l’accusation de l’autre ou de l’institution, l’impression d’être exploité et jamais reconnu. Ce don qui épuise est un don-initiative.

Le don qui n’épuise pas est le don-réponse. La personne qui donne sait alors qu’elle n’est pas l’origine du don de soi. Voilà pourquoi saint Jean définit l’amour : « Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1 Jn 4,10). Ou, encore plus clairement : « Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16). Jésus lui-même ne l’avait-il pas formulé de manière la plus lapidaire qui soit : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (Mt 10,8). Le don-réponse donne par surabondance, comme la vasque qui se déverse parce qu’elle a déjà reçu.

Je vous propose donc de passer du don-initiative au don-réponse. Telle est la conversion du don. Il s’agit d’une véritable conversion, car le mouvement spontané est de demander un retour à celui, à ceux à qui l’on donne (don-initiative).

Je précise. Il est normal d’attendre un retour de ceux à qui l’on donne dans son travail, dans sa famille, avec ses amis : nous sommes faits pour l’échange, la communion. Il est aussi normal d’être triste quand cette reconnaissance ne vient pas. Mais celui qui pratique le don-réponse et celui qui pratique le don-initiative le vivent très différemment : dans le premier cas, la tristesse est sans amertume et n’empêche pas de continuer à donner, avec mesure ; dans le second cas, la tristesse s’accompagne d’une rancœur croissante et d’un épuisement lui aussi croissant, prélude au BO. De plus, la personne qui vit le don-réponse attend un retour, mais ne l’exige jamais ; voire, dans certains cas, elle consent à y renoncer. En revanche, la personne qui vit le don-initiative exige cette reconnaissance ou, si elle n’ose se le formuler, transforme cette exigence en des accusations intérieures (dans ses pensées) et, tôt ou tard, extérieures (dans ses paroles).

Concrètement, cette conversion suppose d’abord que l’on se laisse toucher par ce que l’on reçoit. Relisez la parabole du débiteur aussi impitoyable qu’insolvable (Mt 18,23-35). Pire que son absence de bonté (sur laquelle nous nous arrêtons le plus souvent), est l’absence de mémoire et donc de cœur : « Le débiteur privilégié ne se laisse ni toucher, ni influencer par la générosité de son créancier, ce qui l’aurait amené à pardonner à son tour à son propre débiteur, magnanimité qu’il n’a pas manifestée. Il n’a pas accueilli en profondeur le pardon de son maître de manière à se laisser transformer et à être capable de poser un geste de clémence semblable [10] ».

Elle demande ensuite que l’on pratique la reconnaissance, aux deux sens du terme : prendre conscience (de tous les dons reçus) ; rendre grâce ou pratiquer la gratitude. Barbara Fredrickson et ses collègues de l’université du Michigan ont montré que les victimes des attentats du 11 septembre 2001 qui avaient éprouvé de la gratitude ont récupéré plus vite [11].

Là encore, cette reconnaissance n’a rien d’automatique. Aussi convient-il de s’entraîner (cf. ci-dessous). Si nous nous formons pour tout, pourquoi le don, qui est la grande affaire de notre vie, ferait-il exception ? Le meilleur remède au BO, c’est l’apprentissage du don authentique. Celui qui donne ainsi ne fatigue ni ne se fatigue.

Quelques clés pour pratiquer le juste don et éviter le burn-out

  1. Apprenez à vous détendre, mettez-vous à l’école du Christ qui commande à ses disciples : « Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Mc 6,31). Thomas d’Aquin raconte : « Comme certains s’étaient scandalisés de l’avoir trouvé en train de jouer avec ses disciples, S. Jean l’Évangéliste demanda à l’un d’eux qui portait un arc de tirer une flèche. Lorsque celui-ci l’eut fait plusieurs fois, il lui demanda s’il pourrait continuer toujours. Le tireur répondit que, s’il continuait toujours, l’arc se briserait. S. Jean fit alors remarquer que, de même, l’esprit de l’homme se briserait s’il ne se relâchait jamais de son application [12]».
  2. Pratiquez au moins l’équivalent de 30 minutes de marche active par jour. La marche est qualifiée d’active (et non pas de rapide) lorsque le sujet va aussi vite qu’il peut sans être essoufflé ni transpiré. Elle présente des effets bénéfiques (après seulement une demi-heure, diminution de la tension artérielle de ½ à 1 point, substitution des pensées négatives par des pensées positives, etc.) lorsqu’elle est pratiquée au moins par tranche de 10 minutes.
  3. Entrez dans la conversion du don, c’est-à-dire pratiquer la reconnaissance. Repérez dans votre journée trois moments, interactions, sensations qui vous ont fait du bien. Constatez que ces moments heureux font monter en vous le désir de dire : « merci », de les partager à quelqu’un. Notez l’événement et accompagnez-le d’un acte de gratitude : si vous êtes croyant, à Dieu ; sinon, à la Vie, etc. Faites-le en fin de journée. Le spécialiste de la gratitude, le docteur Emons, a montré qu’une personne qui s’endort ainsi présente un sommeil plus profond et plus réparateur [13].
  4. Alors, vous pouvez donner sans retour. Veillez à ce que votre don soit pur, c’est-à-dire sans secrète attente de reconnaissance. Lorsque je sens en moi monter un désir parfois douloureux de retour, pour ne pas le faire peser sur celui à qui j’ai donné, je demande au Bon Dieu un signe, celui qu’il voudra, quand il voudra et comme il voudra. Je suis toujours exaucé !

Un témoignage

Gérard, éducateur spécialisé, 43 ans, raconte :

J’ai fait un burn out voici quelques années. J’en ai enfin pris conscience, lorsque j’ai vu que même faire une photocopie me coûtait une énergie folle. Ce travail que j’avais choisi par passion, je l’aimais toujours. Mais cela faisait longtemps que j’avais de moins en moins d’enthousiasme. Surtout, je devenais cynique contre le système, et même contre les jeunes de la rue, alors que les aider était ma motivation première. Sans parler des problèmes de sommeil, des otites à répétition.

Ce qui m’a vraiment aidé, c’est lorsque mon boss à qui j’ai confié mes soucis de santé et demandé de prendre un mois de congé, m’a répondu : « Non ! Pas un mois, un an ! J’ai fait moi aussi un burn out il y a une dizaine d’années ». De fait, j’ai mis deux ans pour m’en remettre et je me sens encore fragile.

Pendant la thérapie que j’ai alors entreprise, j’ai pris conscience d’une parole intérieure qui tournait en moi comme une ritournelle : « Cela fait des années que tu dois te reposer. Tu le sais. Mais tu ne peux pas ». S’ajoutait un autre refrain : « Arrête de t’écouter et de te regarder. Donne-toi plus, et tout ira comme avant ». Maintenant, je sais qu’il ne s’agit pas de moins me donner, mais de mieux me donner.

Pour aller plus loin

Sabine Bataille, Se reconstruire après un burn-out. Les chemins de la résilience, Paris, Dunod. InterÉditions, 2013. Pour trouver des remèdes.

Pascal Ide, Le burn out, une maladie du don, Paris, L’Emmanuel, 2015. Pour retrouver la joie du don.

Didier Truchot, Épuisement professionnel et burnout. Concepts, modèles, interventions, Paris, Dunod, 2004. Pour mieux comprendre.

[1]. Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale Gaudium et spes sur l’Église dans le monde de ce temps, 7 décembre 1965, n° 24, § 3.

[2] Cf. Alfie Kohn, The Brighter Side of Human Nature in Everyday Life, New York, Basic Books, 1992, p. 230.

[3] Cf. Leonard Berkowitz et Louise R. Daniels, « Responsability and Dependency », The Journal of Abnormal and Social Psychology, 66, n° 5 (1963), p. 429-436.

[4] Cf. Richard Morris Tittmus, The Gift Relationship. From Human Blood to Social Policy, London, George Allen and Unwin, 1970.

[5] Cf. Nancy Eisenberg-Berg et Cynthia Neal, « Children’s Moral Reasoning About Their Own Spontaneous Prosocial Behavior », Developmental Psychology, 15 (1979), p. 228-229.

[6] Cf. les études du psychologue du Kansas C. Daniel Batson, The Altruism Question. Toward a Social Psychological Answer, Hillsdale [New Jersey], Lawrence Erlbaum Associates Inc, 1991.

[7] Cf. Liat Kulik et Faisal Rayyan, « Spousal Relation and Well-being : A Comparative Analysis of Jewish and Arab Dual-earner Families in Israel », Journal of Community Psychology 31/1 (2003), p. 57-73.

[8] Pascal Chabot, Global Burn-out, coll. « Perspectives critiques », Paris, p.u.f., 2013, p. 99-109.

[9] S. Bernard de Clairvaux, Œuvres complètes. XI. Sermons sur le Cantique. 2. Sermons 16-32, trad. Paul Verdeyen et Raffaele Fassetta, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes » n° 431, 1998, Sermon 18, p. 88-105.

[10] Jean Monbourquette Comment pardonner ? Pardonner pour guérir. Guérir pour pardonner, Ottawa, Novalis et Paris, Le Centurion, 1992, p. 186-187. Souligné par moi.

[11] Interview par Angela Winter, The Sun 401 (mai 2009).

[12] S. Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIa-IIae, q. 168, a. 2.

[13] Cf. Cf. Robert Emmons et Michael McCullough, « Counting blessings versus burdens: an experimental investigation of gratitude and subjective well-being in daily life », Journal of Personality and Social Psychology, 84 (2003), p. 377-389.

25.3.2016
 

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