Toy Story
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Pays:
Américain
Année:
27 mars 1996
Thème (s):
Amitié, Jouet
Durée:
1 heures 17 minutes
Directeur:
John Lasseter
Acteurs:
Richard Darbois, Jacques Ferrière, Jacques Balutin
Age minimum:
Tout public

Toy Story, film d’animation américain de John Lasseter, 1996. Avec Richard Darbois, Jacques Ferrière, Jacques Balutin.

Thèmes

Jouet, amitié.

Si un jouet avait une âme, quel serait son premier désir ? Toy Story dont le scénario est si bien ficelé qu’il en ferait oublier que le film est le premier long métrage entièrement en images de synthèse, répond : d’être aimé par Andy, l’enfant qui joue avec lui. Et qu’est-ce qui pourrait menacer cet amour ? On pense d’abord, à la crainte d’être mis au placard par l’arrivée d’un plus beau jouet. Or, la jalousie est toujours une dévalorisation qui s’ignore. Woody le shériff ignore cette blessure secrète, lui qui a toujours été le préféré. Mais le jour où un rival s’annonce, il découvre, avec la jalousie qui lui fait souhaiter la mort de Buzz, le dénigrement de soi.

Il y a une seconde menace, symétrique, à l’amour : la présomption. C’est le défaut de Buzz, le Ranger de l’espace. Il est tellement imbu de ses capacités qu’il est convaincu qu’il peut voler et doit sauver la Terre. Il a oublié qu’il est un jouet. A son tour, il découvrira sa blessure, cela, par une publicité qui lui révèlera non seulement qu’il ne peut pas voler, mais qu’il existe à des milliers d’exemplaires similaires. Buzz doit donc accepter d’être moins que ce qu’il rêvait et Woody découvrir qu’il vaut plus que ce qu’il croit.

Comment guérir ? Dans une très belle scène, Woody emprisonné doit faire appel à l’aide du Ranger. Mais celui-ci est déprimé. Woody est donc contraint de montrer à Buzz qu’il a une valeur unique, non pas comme jouet, mais aux yeux de celui qui l’aime, Andy, et c’est là le plus important : « Un enfant trouve que tu as de la valeur. Tu es trop super. » Baissant humblement les yeux vers sa semelle, Buzz prend alors conscience qu’Andy y a inscrit son nom. A son tour, complimentant le Ranger, Woody réalise soudain la valeur de celui qu’il détestait jusqu’alors (« tu es trop super ») ; sa jalousie s’évapore, mais laisse place au dénigrement de lui-même : « Pourquoi Andy jouerait-il avec moi ? » Le shériff découvrira sa véritable valeur dans l’amitié : sans l’aide de l’autre, ni lui, ni Buzz ne peuvent rejoindre Andy. Enfin, dans un beau geste symbolique, grâce au Ranger, ils atterrissent tous deux, sur le siège, à côté d’Andy : dans l’amitié, il n’y a plus de rivalité.

L’autonomie du jouet ne l’empêche pas de dépendre de l’enfant qui l’aime. Pourquoi l’homme, capable d’écrire un si charmant conte, ne l’appliquerait-il pas à sa relation à Dieu ? Refusant la double tentation contrastée de la présomption et de la désespérance, le disciple du Christ avance avec confiance « vers l’infini et au-delà. »

Pascal Ide

Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d’angoisse pour ses jouets qui paniquent à l’idée d’être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l’éclair est offert à Andy. Cet intrépide aventurier de l’espace, venu d’une lointaine galaxie, va semer la zizanie dans ce petit monde et vivre avec Woody d’innombrables aventures aussi dangereuses que palpitantes.

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